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Barbie, Klaus

Publié le 06/12/2021

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1   PRÉSENTATION

Barbie, Klaus (1913-1991), officier allemand SS, chef de la Gestapo à Lyon de 1942 à 1944.

2   LE CHEF DE LA GESTAPO À LYON

Né à Bad Godesberg, en Allemagne, Klaus Barbie, de son vrai nom Nikolaus Barbie, est le fils d’un employé de bureau devenu instituteur. Il rallie la Jeunesse hitlérienne en 1933, puis l’organisation des SS en 1935, avant d’adhérer au Parti national-socialiste allemand des travailleurs (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, NSDAP) en 1937. Travaillant pour le Sicherheitsdienst (SD, « Service de renseignements «), il est rattaché en 1940 au groupe d’intervention de la police de sécurité (Sipo-SD) et envoyé aux Pays-Bas, que l’Allemagne vient tout juste d’envahir. À La Haye, il traque les réfugiés politiques allemands et les Juifs.

En novembre 1942, Klaus Barbie est affecté à Lyon et placé à la tête de la Gestapo avec pour mission la « lutte anticommuniste, antisabotage et antijuive « ; il organise alors la déportation de milliers de Juifs vers les camps de concentration polonais via Drancy près de Paris. Surnommé « le bourreau de Lyon «, il est également responsable de la torture et de l’assassinat de Jean Moulin et de nombreux autres membres de la Résistance, ainsi que de la rafle des enfants d’Izieu.

3   DE L’EXIL À LA CONDAMNATION POUR CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ

Ayant fui Lyon en septembre 1944, Klaus Barbie vit dans la clandestinité jusqu’en 1947. Entre 1947 et 1951, il est employé en Allemagne par les services américains du contre-espionnage dans leur lutte contre l’URSS, et ceux-ci l’aident ensuite à s’échapper en Amérique latine. Plusieurs demandes d’extradition formulées par la France n’aboutissent pas. Sous le nom de Klaus Altmann, ayant acquis la nationalité bolivienne en 1957, il se lance dans les affaires et devient conseiller auprès du gouvernement militaire de Bolivie à partir de 1964. En 1971, Serge et Beate Klarsfeld, qui traquent les anciens nazis, réussissent à l’identifier.

En 1983, Klaus Barbie est extradé vers la France, qui l’a condamné en 1954 pour crimes de guerre par contumace. Défendu par Jacques Vergès, il refuse de se présenter à son procès à Lyon qui s’ouvre le 11 mai 1987. Les trois grands dossiers retenus par l’instruction concernent la rafle de l’Union générale des israélites de France (UGIF) le 9 février 1943, la rafle des enfants d’Izieu le 6 avril 1944 et le dernier convoi de 600 personnes déportées à Auschwitz le 11 août 1944, moins de quinze jours avant la libération de la ville. Le 4 juillet 1987, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour les dix-sept crimes contre l’humanité dont il était accusé par la Cour d’assises du Rhône. Il meurt en prison le 25 septembre 1991.

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