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Auguste

Publié le 16/05/2020

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« Auguste Le huitième jour avant les calendes d'octobre, sous le consulat de Cicéron (23 sept.

63 av.

JC), le sénat délibéraitsur les révélations qui venaient de lui être faites concernant la conjuration de Catilina.

Un sénateur, Octavius, arrivaen retard ; pour excuse, il annonça que sa femme venait de lui donner un fils.

Entendant cela l'un des sénateursprésents, Nigidius Figulus, fort versé dans la science des astres, s'enquit du moment précis où l'enfant était né et,après un bref calcul, prédit que cet enfant serait maître du monde.

Plus tard, en Thrace, des prêtres de Dionysos,interrogés par Octavius sur le destin de son fils, lui firent la même réponse.

Les dieux leur avaient envoyé unprésage qui ne s'était produit qu'une fois, pour Alexandre le Grand.

Tout cela se passait longtemps avant que rienpût laisser prévoir quelle serait la fortune de cet enfant.

Octavius, surnommé Thurinus (parce que son père avaitremporté une victoire sur des esclaves fugitifs, dans la région de Thurii, non loin de Tarente), était le fils d'unsénateur, qui avait suivi honorablement la carrière habituelle, gouverné la Macédoine avec sagesse et énergie.

Il enétait revenu au printemps de l'année 59 av.

JC, pour briguer le consulat.

Cette année-là, l'un des consuls était JulesCésar, dont il avait épousé la nièce, Atia.

Le consulat d'Octavius rentrait dans les combinaisons politiques de César.Mais Octavius mourut brusquement, pendant le voyage vers Rome, à Nole, en Campanie.

Le jeune garçon, ainsiorphelin, fut élevé par sa mère et le nouveau mari de celle-ci.

Il vivait habituellement dans une maisoncampagnarde, à Velitrae (Velletri), mais ses dons naturels s'étaient révélés lorsque, à l'âge de douze ans, il avaitprononcé publiquement l'éloge funèbre de sa grand-mère Julia, la sœur de César.

Il grandissait sous la protection decelui-ci, remplaçant, en 48 av.

JC, Domitius Ahenobarbus au collège des pontifes, et son grand-oncle voulutl'emmener avec lui en Afrique contre les Pompéiens ; mais Atia s'y opposa, ce qui ne l'empêcha pas de figurer dansle cortège du triomphe que César célébra en 46 av.

JC.

Et l'année suivante, César l'inscrivait sur son testament pourêtre son principal héritier un acte qui allait être à l'origine de son extraordinaire élévation.

Dès la fin de l'année, lejeune Octavius était envoyé à Apollonie, sur la rive grecque de l'Adriatique, où César rassemblait l'armée destinée àson expédition contre les Parthes.

Octavius devait sans doute devenir le "maître de la cavalerie" du dictateur.Cependant, il vivait entouré d'amis, parmi lesquels Vipsanius Agrippa, et de professeurs grecs, le rhéteur Apollodorede Pergame, et, probablement, les philosophes Areios et Athénodore. Lorsqu'il apprit l'assassinat de César, il songea à soulever contre les meurtriers les troupes qui se trouvaient dans larégion, mais il jugea plus prudent de revenir à Rome réclamer l'héritage de son grand-oncle.

Il apprit, en arrivant enItalie, qu'il avait été adopté par César.

Désormais, son nom sera Caius Julius Caesar Octavianus.

Un nom dont ilaccepta tout ce qu'il impliquait. Le premier problème qui lui était posé était celui de sa propre situation à Rome.

Simple particulier, trop jeune pourbriguer régulièrement une magistrature, il savait que le véritable débat n'était pas entre lui et les républicains, maisentre ceux-ci et Antoine, consul en exercice et qui se considérait comme le véritable dépositaire de la pensée dudictateur mort.

Antoine, semble-t-il, en serait venu à un accommodement avec les républicains.

Mais le jeuneOctavien ne le permit pas.

Très vite, il entreprit d'exploiter le culte dont César avait été l'objet de son vivant, etque la foule continuait de lui porter depuis sa mort.

Une comète, qui parut dans le ciel, fut considérée comme lesigne que César avait été appelé parmi les dieux.

Octavien, dit-on, considéra, lui, qu'elle lui présageait la royauté,mais il n'en laissa rien paraître, et se contenta d'encourager la naissance de la religion césarienne.

Ce qui n'était passans agacer Antoine, qui voyait surgir un rival dans cet enfant qu'il avait d'abord dédaigné.

Une crise surgit entreeux, au cours de laquelle Octavien souleva les vétérans établis par son "père", César, en Campanie.

Ce qui étaitentrer en rébellion contre la légalité.

Il fut sauvé par Cicéron, qui redoutait en Antoine un successeur possible àCésar, mais qui n'avait pas su discerner l'ambition qui animait Octavien.

Si bien que ce fut en défenseur de la légalitéque celui-ci, au début de 43 av.

JC, marcha contre Antoine.

La république aurait pu renaître.

Mais Octavien ne levoulut pas.

Par une brusque volte-face, il marcha sur Rome, où le peuple lui décerna le consulat.

Après quoi, devenule premier magistrat de la cité, il se réconcilia avec Antoine et forma avec lui et Lépide (l'ancien maître de lacavalerie de César) le second triumvirat.

Ces trois hommes étaient officiellement chargés d'élaborer pour Rome denouvelles institutions, de lui préparer un nouveau futur. L'opération commença par la liquidation du passé.

Comme au temps de Sylla, on dressa des listes de proscrits : centtrente sénateurs (dont Cicéron) périrent, un grand nombre de chevaliers.

Le 1er janvier 42 av.

JC, César étaitproclamé dieu.

Il fallait le venger.

Les conjurés de 44 av.

JC s'étaient rassemblés en Orient, où ils voulaient répéterla manœuvre de Pompée.

La bataille décisive fut engagée à Philippes, en Macédoine, le 23 octobre 42 av.

JC.

Cejour-là, Octavien fit piètre figure.

Il était malade, et voulait rester dans sa tente ; mais un songe l'effraya, et ilquitta le camp pendant l'action.

Ce jour-là, l'ennemi s'empara du camp, pilla la tente d'Octavien qui, s'il s'y étaittrouvé, aurait péri.

Malgré cet avantage, les républicains durent se replier.

Ils étaient écrasés quelques jours plustard.

Mais le véritable vainqueur était, aux yeux de tous, Antoine.

Celui-ci, en dépit de cet avantage, commit unefaute : il accepta d'être chargé, dans le partage du monde qui suivit la victoire, des provinces d'Orient.

Octavienrestait en Italie.

Lépide obtenait l'Afrique.

Or, on savait bien que la réalité du pouvoir appartenait à celui qui tenaitla Ville.

Et, tandis qu'Antoine entreprenait la lutte contre les Parthes, puis, auprès de Cléopâtre, se faisait décerner,peu à peu, des honneurs quasi divins, Octavien entreprenait la reconstruction de l'Occident.

D'abord, récompenserles soldats de la guerre civile ; c'est le temps où les citoyens des villes italiennes se voient dépouillés de leurs terresau profit des vétérans, le temps de la première Bucolique de Virgile ou des événements d'où elle sortit.

Lemécontentement est général, Sextus Pompée, le fils survivant du grand Pompée, occupe la mer, empêche leravitaillement de Rome.

Antonius, le fils d'Antoine, croit le moment venu d'exploiter ces difficultés, il prend la têted'une rébellion, à Pérouse.

Mais Octavien et ses amis, Agrippa, et le chevalier romain, Mécène, diplomate subtil, font. »

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