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Analyse linéaire Bac Français: "Je le savais, je l'ai toujoirs su."

Publié le 27/05/2026

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« Introduction Les tropismes sont des « mouvements intérieurs » ténus, qui glissent très rapidement au seuil de notre conscience.Nathalie Sarraute est une femme de lettres française et l'une des gures principales du Nouveau Roman à partir de la publication de L'Ère du soupçon en 1956.

Son oeuvre « Pour un oui ou pour un non » est une pièce radiophonique, c’est-à-dire qu’elle était conçue spéci quement pour la radio et non pour être joué.

Ainsi cette pièce très intense explore la complexité du langage et des non-dits. Cet extrait se situe à la n de la pièce et marque l’apogée du con it entre H1 et H2. Ils deviennent alors les représentants de deux systèmes de valeurs radicalement opposés. Dans cet affrontement, il ne s’agit plus de se comprendre, mais de s’anéantir. Dans quelle mesure cet extrait révèle-t-il une des dernières luttes sans merci qui met au jour la confrontation de deux manières d’habiter le monde, deux systèmes de valeur, deux conceptions de la vie ? Nous verrons comment cet extrait met en scène une lutte terrible et totale avant d’analyser la manière dont cette opposition prend une dimension imagée, mêlant comique et drame. 1ʳᵉ partie : Une lutte terrible dans laquelle deux camps s’affrontent Dès les premières lignes, la tension est palpable.

H2, qui jusque-là peinait à s’exprimer, trouve la façon de dire la nature réelle de ce con it. > "Je le savais, je l’ai toujours su…" L’emploi du polyptote ("savais"/"su") renforce l’idée d’une révélation brutale.

Ce n’est pas une prise de conscience soudaine, mais une vérité latente qui s’impose à H2. l.3 > "Pas de conciliation possible.

Pas de rémission… un combat sans merci.

Une lutte à mort." L’énumération et la gradation accentuent l’idée d’un point de non-retour.

Ce qui n’était au départ qu’un différend devient un combat destructeur. L’emploi du CL de la guerre ("combat", "lutte", "sans merci", "à mort") renforce cette atmosphère de confrontation totale. l.5 H2 insiste sur l’idée que cette guerre dépasse leur simple relation personnelle : > "Il n’y a pas le choix.

C’est toi ou moi." fl fi fl fi fi L’opposition des pronoms personnels traduit une lutte binaire où la seule issue sera fatale. C’est une véritable lutte sans merci. l.10 Mais H1, soucieux de structurer le monde, insiste : > "Quels camps ? Ils ont un nom." En face, H2 refuse l’idée de répondre à des normes sociales, de reprendre les valeurs admises de tous : > "Ah, les noms, ça c’est pour toi.

C’est toi, c’est vous qui mettez des noms sur tout." H2 refuse d’entrer dans les catégories imposées par la société et revendique un droit à l’indé ni. l.13 H1, qui jusque-là refusait cette logique de confrontation, nit par reconnaître l’existence de deux camps irréconciliables : > "D’un côté le camp où je suis, celui où les hommes luttent, où ils donnent toutes leurs forces… puis celle que tu contemples par la fenêtre, mais la ‘vraie’, celle que tous vivent…" L’opposition est ici clairement établie : H1 défend un monde actif, où l’homme s’intègre dans un cadre structuré et productif (d’où son obsession à classer avec des noms) > L’emploi du pluriel ("tous") souligne son sentiment d’appartenance à la majorité, renforçant ainsi l’idée que H2 est en marge. L’aposiopèse nous rappelle que dans la pièce, tt se joue s/ l’échange de parole (tropisme). > « H.

2.

– Et d’autre part… eh bien… - H.2.

– Eh bien ? - H.1.

– Eh bien… - H.2.

– Eh bien ? » « Non… » l.21 H2 nit par assumer l’étiquette que son adversaire lui attribue : > "Si.

Je vais le dire pour toi… Eh bien, de l’autre côté, il y a.... »

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