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Analyse Le ministre Les Caractères de La Bruyère

Publié le 22/01/2026

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« TEXTE 11 : Le ministre, Les Caractères Introduction : Amorce : Le classicisme est un mouvement littéraire du XVIIe siècle qui prône l'ordre, la clarté et la mesure, en s'inspirant des modèles antiques. Présentation de l’auteur : Jean de La Bruyère (1645-1696) est l’un des grands moralistes du classicisme, aux côtés de Pascal et La Rochefoucauld.

Inspiré par l’Antiquité, il s’inscrit dans la tradition des Anciens et poursuit l’œuvre de Théophraste en dressant des portraits satiriques de ses contemporains. Présentation de l’œuvre : Les Caractères, publiée entre 1688 et 1696, est une collection de maximes et de portraits visant à dénoncer les travers de la société de son époque. Présentation de l’extrait : Dans l’extrait étudié, La Bruyère dresse le portrait du ministre ou du plénipotentiaire.

Ce dernier doit posséder toutes les qualités, celles d’un comédien et celles de l’homme politique : la comédie sociale n’est plus celle de la cour mais celle de la politique.

La Bruyère le présente ainsi comme un homme empreint d’une duplicité nécessaire à l’exercice du pouvoir politique. Problématique : Nous nous demanderons comment à travers le portrait du ministre La Bruyère légitimise la dissimulation et le paraitre pour gouverner. Annonce du plan : Dans 1er mouvement : Définition du caractère propre au ministre Dès l’ouverture La Bruyère nous annonce le thème de sa remarque.

Il utilise l’image du caméléon comme symbole de la capacité du ministre à s’adapter face à un interlocuteur.

L’antonomase (la référence à) « un Protée », une divinité marine qui a la faculté de changer de visage, relève le pouvoir du ministre d’adopter différentes personnalités.

De plus l’utilisation de vérité générale « est » insiste sur l’aspect indiscutable de cette affirmation.

Dans ce mouvement La Bruyère nous expose le caractère spécifique du ministre. 2e mouvement : Portrait moral qui légitime l’art de la dissimulation et du paraitre L’auteur développe ensuite l’attitude du ministre en politique.

Celui-ci est comparé à « un joueur habile », une métaphore méliorative qui valorise sa capacité à contrôler la situation. L’adverbe de fréquence « quelquefois » renforce cette maitrise de la situation en toute circonstance. La phrase qui suit met en avant que le ministre sait jouer de l'art de la dissimulation.

La double négation « il ne montre ni humeur ni complexion » accentue le fait qu'il ne laisse rien paraître.

Ceci est confirmé par le reste de la phrase « soit pour ne point donner lieu aux conjectures ou se laisser pénétrer ». De plus le terme « secret » il nous rappelle encore une fois qu'il cache son jeu. Nous avons un changement de situation à « quelquefois ».

Le ministre manie aussi habilement l’art du mensonge.

« Feindre », « paraitre.

Il a une facilité a changer de masque. Cependant La.... »

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