analyse de texte le dormeur du val
Publié le 25/05/2026
Extrait du document
«
I.
Une nature paisible et lumineuse (premier quatrain)
• Le premier quatrain fixe un cadre spatial évoquant une nature paisible et
lumineuse ; le décor champêtre semble idyllique.
• La tournure emphatique « C’est » (v.1) met en relief le groupe nominal « un
trou de verdure », puis « un petit val ».
Donc le poème semble insister sur le
lieu où se situe la scène, comme finalement pour attirer le regard du lecteur.
• Le vocabulaire employé est du ressort du merveilleux : le val semble être un
endroit enchanteur.
Le vers 1 signale ainsi une « rivière » qui « chante »,
tandis qu’au vers 4, le « petit val mousse de rayons ».
• Le val, personnifié, est doté d’attributs humains : la rivière « chante » et la
montagne est « fière ».
• De plus, une lumière irradiante coiffe ce paisible tableau : le « soleil » « luit »
(v.
4) et le val mousse de « rayons » (v.
4).
• l’eau, alliée à la lumière, donne à l’ensemble du paysage un aspect
merveilleux et quasiment irréel suggéré par les rejets « D’argent » et « luit »
(v.
2-3 et 3-4).
Dans les deux cas, ces effets de versification soulignent la
beauté et la brillance de la nature, lui donnant presque un aspect précieux.
• Les vers 1 et 4 peignent le val comme un lieu protégé et naturel puisqu’il est
fait mention d’un « trou de verdure », situé à l’écart du monde et abrité des
regards.
• Enfin, l’adjectif « petit » (v.
4) ainsi que les tons chaleureux concourent à
créer une certaine intimité.
Le vert apaisant de la nature allié aux couleurs
chaudes du soleil donnent à l’ensemble du tableau un aspect chaleureux et
attirant.
II.
Le repos d’un soldat (second quatrain)
• Le second quatrain met en scène le repos d’un soldat au creux de ce paisible
vallon.
L’anastrophe « jeune », dont la place est inattendue dans le vers, met
en valeur l’âge du soldat.
• La description du soldat se concentre sur sa position ainsi que sa tête : il est
« bouche ouverte » et « tête nue » (v.
5), tel un enfant endormi, tandis que sa
« nuque » repose confortablement sur le « frais cresson » (v.
6).
La situation
et la posture du jeune homme dans le paysage donnent une impression de
vulnérabilité un peu enfantine.
Sa tête est dite «nue» (v.
5), donc sans couvrechef ni protection; sa bouche ouverte traduit son abandon, un peu comme les
enfants endormis.
• Le rejet (« Dort », v.
7) attire l’attention sur son état : il est donc étendu
dans l’herbe verte pour se reposer.
Le verbe renvoie explicitement au titre
même du sonnet, « Le Dormeur du Val ».
• La nature semble particulièrement bienveillante et accueillante pour le jeune
homme.
Comme dans la première strophe, elle est présentée comme
lumineuse («la lumière pleut», v.
8) et agréable («frais cresson bleu», v.
6).
• En outre, la métaphore du «lit vert» (v.
8) suggère qu’elle constitue pour le
soldat un couchage agréable.
De même, le participe présent «baignant» (v.
6)
donne l’impression d’une gestuelle presque maternante à son égard.
• Cependant, les deux adjectifs « ouverte » (v.
5) et « pâle » (v.
8)
introduisent un doute et une dissonance et suggèrent la possibilité d’une
interprétation différente de ce « sommeil » qui semblait bénéfique au premier
abord.
Le repos devient ainsi inquiétant à partir du vers 8.
III.
Un « dormeur » étrange (premier tercet)....
»
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