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Âge de la Terres

Publié le 18/05/2026

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« L'âge de la Terre I.Les premières estimations scientifiques de l'âge de la Terre 1.La démarche expérimentale de Buffon Au XVIIIe siècle, un savant du nom de Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, s’intéresse à l’âge de la Terre.

Pour essayer de l’estimer, il va mener une expérience assez ingénieuse pour l’époque : il prend des boulets de tailles différentes, il les chauffe jusqu’à ce qu’ils soient rouges, puis il mesure le temps qu’ils mettent à refroidir.

Ce qu’il observe, c’est que plus un boulet est gros, plus il met de temps à perdre sa chaleur. À partir de ces résultats, Buffon tente d’imaginer combien de temps la Terre, qui est évidemment bien plus grande, aurait mis pour refroidir complètement depuis sa formation.

Grâce à cette expérience, il estime que la Terre aurait environ 75 000 ans. 2.La modélisation mathématique de Kelvin Au XIXe siècle, un autre scientifique, William Thomson, qu’on connaît aussi sous le nom de Lord Kelvin, reprend les idées de Buffon, mais avec des bases physiques plus solides.

Sa méthode, cette fois, est plus théorique.

Il modélise la Terre comme une grande sphère, initialement très chaude, à environ 3 900 °C, et qui se refroidit progressivement avec le temps. Ce qu’il constate dans son modèle, c’est que la température de la Terre baisse très vite au début, puis beaucoup plus lentement à mesure qu’elle se rapproche de la température qu’on connaît aujourd’hui environ 15°C. En s’appuyant sur ce raisonnement et en prenant en compte le gradient géothermique, c’est-à-dire la manière dont la température augmente avec la profondeur sous nos pieds.

Lord Kelvin estime que la Terre aurait entre 20 et 100 millions d’années. II.L'âge de la Terre selon les géologues 1.Un enjeu majeur pour les évolutionnistes En 1859, Charles Darwin publie L’Origine des espèces, où il explique que les espèces évoluent au fil du temps par sélection naturelle.

Mais il y a un problème : ce processus d’évolution prend énormément de temps, beaucoup plus que les 100 millions d’années proposés à l’époque par les physiciens comme Lord Kelvin.

Pour appuyer son idée, Darwin observe l’épaisseur des couches sédimentaires et la diversité des fossiles qu’elles contiennent.

Ces observations montrent que la vie existe depuis très longtemps, bien plus longtemps que ce que ces estimations physiques laissaient penser. Par conséquent, pour que la théorie de l’évolution soit crédible et cohérente, la Terre doit être beaucoup plus vieille qu’on ne l’imaginait au XIXᵉ siècle. 2.L’érosion des roches comme indicateur de temps Pour appuyer ses idées, Darwin utilise aussi l’érosion des roches comme un indicateur du temps.

Par exemple, il étudie la vallée de Weald, en GrandeBretagne, qui fait 35 kilomètres de large.

Il mesure la vitesse à laquelle les falaises s’érodent, et il l’estime à environ 1,17 centimètre par siècle. En faisant le calcul, il se rend compte qu’à ce rythme-là, il aurait fallu des millions d’années pour creuser une vallée aussi large.

Ce résultat va donc dans le sens d’une Terre beaucoup plus ancienne que ce que les physiciens de l’époque affirmaient. 3.Une estimation du temps nécessaire à la formation des roches Au XIXᵉ siècle, Charles Lyell, reprenant les observations de William Smith, propose de dater les couches sédimentaires en fonction des.... »

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