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PART - PARTIR (étymologie)

PART - PARTIR: part vient du latin pars (génitif : partis ; accusatif : partent) = «partie, part, portion». Le t final s'est maintenu dans l'orthographe mais a disparu dans la prononciation. Sur le nom pars, le latin a fait le verbe partire ou partiri (partager). Ce verbe a donné le verbe français partir. Au sens de «partager», il n'a subsisté que dans l'expression : avoir maille à partir (un petit sou à partager) au sens de : «engager une dispute pour peu de chose». Voir maille Mais le verbe partir au sens de «partager» est à l'origine de nombreux mots : partage (sur le latin partitio), partager, etc. ; le participe passé parti a eu le sens de « divisé », « partagé » (un fabliau du Moyen Age se nomme : La Housse partie, « le manteau partagé »). Ce qui est parti, c'est ce qui revient à quelqu'un, la condition qui lui est faite. D'où les expressions : faire un mauvais parti, prendre son parti de, etc. Un parti (politique par exemple) est une «union qui veut se distinguer de la collectivité». La partie est la fraction d'un tout. Noter aussi miparti, triparti, contrepartie, partition, bipartition, bipartition, partitif, etc. Départir (qui se conjugue comme partir, ce qu'on ignore généralement : je ne me dépars jamais de mon calmé) a donné département avec ses dérivés comme départemental. Répartir, au sens de «partager», a donné répartition, répartiteur. Au sens de «répliquer», répartie : avoir de la répartie, c'est «répliquer facilement». Du mot latin pars est né l'adjectif partialis en latin du Moyen Age, d'où les doublets partiel (qui concerne une partie) et partial (qui prend parti), avec ses dérivés partialité, impartial. Avec le verbe captere (prendre), le mot du latin grammatical participium a donné le français participe. Le même verbe capere est à l'origine de l'adjectif latin particeps (qui prend part) et du verbe participare, d'où vient participer (participant, participation). Pars a donné encore le diminutif classique particula (petite part), d'où particule, et en bas latin le diminutif particella, d'où parcelle (parcellaire). Enfin il a engendré, toujours en bas latin, l'adjectif particularis qui a donné particulier, puis particularité, particularisme, etc. Le mot partenaire nous revient par l'anglais partner, altération de l'ancien français parçon (partage du butin) du latin partitio (voir ci-dessus partition). Le mot partisan nous vient, lui, par l'italien partigiano. Il a d'abord eu un sens fiscal, désignant la personne qui se chargeait de lever les impôts à parti, c'est-à-dire en partant d'une offre faite par le pouvoir et acceptée par le financier. Enfin le verbe partir, par développement du sens de « séparer » donc « se séparer de », a pris dès le Moyen Age le sens de « quitter un lieu ». D'où les mots de la famille : départ, partance, repartir (sans accent !).

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