PAISIELLO ou Paesiello Giovanni
PAISIELLO ou Paesiello Giovanni. Musicien italien. Né le 9 mai 1740 à Tarente (Pouilles), mort le 5 juin 1816 à Naples. Il commença de composer des opéras a Bologne dès 1764. Doué d’un talent facile et abondant, il écrivit en peu de mois deux mélodrames gais : Le Bavard et Les Français brillants. Ce dernier ouvrage ne plut pas au public, mais peu après l’auteur parvint a le faire exécuter à Modène où il remporta un certain succès. Il y composa, pour le théâtre Rangoni, Madame l’humoriste et Démétrius [Demetrio]. Mais ce fut à Naples qu’il devait remporter le plus grand succès de sa jeunesse avec l'Idole chinoise [1767]. De 1769 date Don Quichotte de la Manche; de 1773, Sémiramis et probablement Alexandre aux Indes. En 1775, avec Socrate imaginaire, il révéla toute la plénitude d’un style comique très varié et vraiment personnel. En 1776, Catherine II l’invita a sa cour, à Pétersbourg, où il devait rester huit ans. Pendant son séjour en Russie, Paisiello composa diverses œuvres, dont Le Mariage inattendu, Achille à Scyros, La Servante maîtresse et Le Barbier de Séville, en plus de nombreuses pages de musique instrumentale. Avant de rentrer en Italie, il s’arrêta à Varsovie, puis à Vienne; là il rencontra Mozart et écrivit pour l’empereur Joseph II Le Roi Théodore, sur un thème de l’abbé Casti. A Naples, il rut fort bien accueilli et remplit des fonctions très recherchées; entre 1788 et 1789, il élabora deux opéras qui sont parmi les meilleurs de son théâtre comique : La Belle Meunière et Nina ou la folle par amour. Pendant la révolution de 1799, il ne quitta pas Naples, et après la restauration retrouva la faveur du roi, qui lui confia diverses charges. En 1802, Napoléon l’invita à Paris, où il fit représenter, avec peu de succès, Proserpine. Quand, en 1806, Ferdinand IV perdit le royaume de Naples pour n’avoir pas pris part à la troisième coalition contre Bonaparte, Paisiello ne suivit pas le roi fugitif en Sicile. Au retour du roi Bourbon, il perdit tous ses privilèges. Mentionnons enfin, dans le domaine de la musique religieuse, son Te Deum.