ONG
Organismes à but non lucratif, les organisations non gouvernementales agissent notamment dans le domaine du développement et de la solidarité internationale, de l’environnement et de l’action humanitaire au sens large (des secours d’urgence à la défense des droits de l’homme). Elles relèvent juridiquement de l’économie sociale (associations et fondations de droit privé, coopératives) ou sont liées à des Églises. Toutefois, certaines associations, fondations ou agences de volontaires peuvent avoir un caractère parapublic ; d’autres agissent en application de contrats passés avec des États du Nord ou du Sud. En cela, on peut les comparer aux associations qui assurent, par dévolution de la puissance publique, des missions d’intérêt général dans le pays lui-même (éducation, santé et social, etc.). L’État, par les agréments, habilitations et reconnaissances qu’il dispense, et par les financements qu’il accorde, sous-traite des missions qu’il ne veut pas gérer directement, à charge pour l’organisme de procéder à des évaluations et de respecter un contrat. De tels principes de dévolution de compétences sont au cœur des dispositifs de coopération de nombre de pays anglo-saxons ou d’Europe du Nord. S’agissant en revanche des organismes et agences dont l’activité est financée de manière autonome de la puissance publique (dons de soutien, produits financiers de placements…), la question est autre. Il s’agit d’opérateurs privés n’ayant de « comptes » à rendre qu’à leurs propres mandants. Leur action, lorsqu’elle est orientée (au moins partiellement) vers les pays du Nord, s’apparente à celle des groupes d’intérêt, des lobbies, qui mobilisent des moyens et l’opinion publique pour une cause particulière. En cela, elles sont acteurs politiques. Confusions de rôles. La question de la légitimité et de la représentativité des ONG se pose tout autrement concernant les activités dans les pays du Sud. Il faut d’ailleurs distinguer ONG du Sud et ONG du Nord à ce sujet. Pour les premières, le problème se pose en termes proches de ce qui vient d’être évoqué : bien souvent, ces ONG suppléent les carences ou limites de l’État, et leur action peut être analysée comme une mission d’intérêt général complémentaire de celle du service public, à cela près que leurs actions respectives ne sont pas toujours articulées. Pour les secondes en revanche, l’accord passé avec les autorités publiques locales ou avec des organisations intergouvernementales ne suffit pas toujours à régler la question de la légitimité. On a vu trop souvent de fâcheuses confusions de rôles qui ont fragilisé l’organisation collective des populations et les constructions politiques et sociales locales. En tout état de cause, l’action des ONG doit dans ce cas être évaluée professionnellement dans le cadre de procédures extrêmement rigoureuses. Cela vaut autant pour l’action sociale, sanitaire, éducative, urbaine, etc., que pour les expertises menées dans ces pays par des organismes étrangers. Ces interventions doivent être jugées en termes d’efficacité professionnelle, laquelle est source d’une certaine légitimité. Loin de l’idée reçue qui voudrait que les ONG soient en elles-mêmes un facteur de progrès démocratique, l’examen de leur rôle pose donc fondamentalement la question du contrat passé avec d’autres acteurs, notamment publics, du moins si l’on veut, au-delà de l’urgence, que les actions soient facteurs d’intégration et de cohésion sociales et que les différentes politiques menées localement s’inscrivent dans une certaine cohérence politique d’ensemble.
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