morts
morts. La mort, aspect négatif de la vie, a toujours beaucoup frappé les hommes. Le culte des morts est une des premières manifestations religieuses de l’homme. On le trouve partout depuis la plus lointaine préhistoire, où la disposition et, parfois, l’ornement du squelette montrent un respect, une vénération ou, simplement, une crainte de l’esprit du défunt. Le plus souvent le crâne seul est soigneusement conservé. Ce culte est encore attesté en Afrique et surtout en Océanie. Les rites funéraires varient : les secondes sépultures, les deuils prolongés et leurs interdits, la momification attestent le culte des morts qui deviendra celui des ancêtres. La plupart des peuples ont cru en une vie d’outre-tombe sinon éternelle, du moins posthume jusqu’à une prochaine réincarnation. Au Mexique la fête des morts, qui avait une importance particulière avant la conquête espagnole, s’est perpétuée dans le christianisme où elle se confond avec la fête de la Toussaint et le jour des morts, le 2 novembre, où l’Église célèbre des offices pour toutes les âmes des défunts. L’ensevelissement des morts était et est encore dans certains pays accompli par des gens de basse caste qui doivent ensuite subir des rites de purification pour effacer la souillure de leur contact avec un cadavre. Par un souci de pénitence et de piété, certaines confréries se vouaient à une aide efficace lors des funérailles d’un membre de la communauté, ainsi les «charitables» de Béthune, les «charitons» de Normandie, etc., qui disposaient de costumes, de voiles, de poêles brodés, de bâtons, de lanternes, etc. Livre des morts. — Dans l’Égypte ancienne, à partir du Nouvel Empire, on plaçait, dans les sarcophages des morts «de qualité», un livre fait de feuillets de papyrus ou de parchemin contenant des formules, des hymnes, des incantations, des conseils au défunt. On en a trouvé un grand nombre dans les tombes écrits en hiéroglyphes, hiératiques ou démotiques, et ornés de figures. Ils ont été étudiés et réunis au XIXe s. Certains ont pour but de présenter à Osiris une «confession négative» des actions du mort, qui doivent le conduire au séjour bienheureux; sinon, au pied de la balance attend la «Dévorante», être terrifiant. Thot l’écrivain note le verdict. Le Bardo Thodol, Livre des morts tibétain ou plus conformément au titre tibétain : Livre de la délivrance, remonterait au VIIe s. C’est une sorte de guide de l’esprit entre la mort réelle et la renaissance dans le cycle du Samsara.
LIVRE DES MORTS. Dans l'Égypte ancienne, recueil de conseils écrits sur des rouleaux de papyrus et placé auprès de la momie à partir du Nouvel Empire. Il devait aider le défunt à subir l'épreuve de la pesée des âmes devant le tribunal d'Osi-ris.
Liens utiles
- « La vie des morts consiste à survivre dans l’esprit des vivants » CICÉRON
- Ceux qui moururent sont morts
- « Voltaire vit, Voltaire dure : il est indéfiniment actuel ». Le XXe siècle offre le spectacle de deux guerres mondiales qui ont fait des millions de morts ; la dénonciation de la guerre par différents écrivains (Cf. Candide chap. III) n'a rien perdu au fil des ans. n'aurait-on pas besoin d'un nouveau Voltaire pour combattre l'intolérance et la haine qui font rage ?
- MORTS SUSPECTES
- Ce nest pas en pleurant que tu feras revenir les morts doutretombe