MEXIQUE (États-Unis du), Estados Unidos Mexicanos
État de l'Amérique centrale ; capitale Mexico. Jusqu'à l'indépendance De l'indépendance à la chute de Porfirio Diaz (1821/1911) L'époque contemporaine (à partir de 1911) Jusqu'à l'indépendance Habité par l'homme peut-être depuis 30 000 ans, le Mexique a vu se succéder dans la vallée de Tehuacan plusieurs civilisations préhistoriques qui, vers 4000/3000 av. J.-C., passèrent du stade des chasseurs-cueilleurs à une protoagriculture. Vers le début de notre ère commença l'âge des « civilisations classiques » précolombiennes (v.). Dès 1517, les côtes mexicaines furent reconnues par Fernández de Cordoba, puis par Grivalja (1518), et, le 19 févr. 1519, Cortés débarqua à l'emplacement de Veracruz. Bien accueilli par les Tlaxcaltèques, adversaires traditionnels des Aztèques, il imposa d'abord aisément la suzeraineté espagnole à ces derniers et à l'empereur Montezuma. Mais à la suite d'un soulèvement des Aztèques, au cours de la Noche triste (1er juill. 1520), Cortés dut s'emparer par la force de la capitale, Tenochtitlán (13 août 1521), qu'il fit raser et sur laquelle fut construite la ville espagnole de Mexico. Après le gouvernement de Cortés (1521/27), la première audiencia fut créée en 1528, et, en 1535, le Mexique devint la vice-royauté de Nouvelle-Espagne, dont le premier vice-roi fut Antonio de Mendoza. La conquête du territoire se poursuivit jusqu'à la fin du XVIIe s. Le premier évêché mexicain, celui de Tlaxcala, fut fondé en 1527, mais les missionnaires durent lutter contre l'exploitation des Indiens par les colons espagnols : la population indienne, évaluée à 11 millions au moment de la conquête, n'était plus que de 1 500 000 vers 1650. Le Mexique souffrit du système mercantiliste espagnol, qui interdisait tout commerce avec un autre pays que l'Espagne. À la fin du XVIIIe s., un climat de révolte était entretenu par le mécontentement des Indiens spoliés, des métis, tenus à l'écart par les Indiens et par les Blancs, et enfin des créoles, dont le nombre allait croissant et qui se voyaient exclus de tous les offices du gouvernement comme des grades supérieurs de l'armée, réservés exclusivement à des Espagnols de la métropole. De l'indépendance à la chute de Porfirio Diaz (1821/1911) Le Mexique conquit son indépendance grâce à Agustin de Iturbide (proclamation de l'indépendance, 24 févr. 1821) qui se fit nommer empereur (mai 1822), mais dut abdiquer en mars 1823 à la suite du soulèvement de Santa Ana. Le Mexique se constitua en république (16 déc. 1823) régie par une Constitution fédérative inspirée de celle des États-Unis (4 oct. 1824). Dans les cinquante premières années de son indépendance, le Mexique n'a pas eu moins de cinquante-deux présidents ou dictateurs, plus un empereur. Jusqu'en 1855, la figure politique dominante est demeurée celle de Santa Ana, dont la politique centralisatrice et dictatoriale provoqua la sécession du Texas (1836), suivie d'une guerre avec les États-Unis (1846/48) : au traité de Guadalupe Hidalgo (févr. 1848), le Mexique abandonnait à son voisin du Nord, outre le Texas, le Nouveau-Mexique et la Californie. Les libéraux, dirigés par Juárez, réussirent à éliminer définitivement Santa Ana en 1855 et confisquèrent les biens de l'Église. Après une violente guerre civile dite « Guerre de la Réforme » (1858/61), Juárez triompha des conservateurs créoles ; mais, comme il ne reconnaissait pas leurs dettes extérieures, la France, l'Angleterre et l'Espagne s'unirent pour obtenir des réparations. Cependant, alors que les gouvernements de Londres et de Madrid acceptaient les offres de Juárez et retiraient leurs troupes, Napoléon III s'engagea dans l'expédition du Mexique (v. MEXIQUE, guerre du, 1862/67). L'archiduc Maximilien de Habsbourg fut désigné comme empereur (1864), mais, lorsque la France retira son corps expéditionnaire, il fut pris par les juaristes et fusillé (Queretaro, juin 1867). Juárez conserva le pouvoir jusqu'à sa mort (1872) ; il poursuivit sa politique de laïcisation, développa l'enseignement public et créa les premiers chemins de fer. Le Mexique connut ensuite la longue présidence dictatoriale du métis Porfirio Diaz (1876/80, 1884/1911). Dans la stabilité politique, le pays fit, durant cette période, de grands progrès économiques, grâce à l'afflux des capitaux étrangers, principalement nord-américains. Mais cette expansion profita exclusivement à la bourgeoisie et aux grands propriétaires fonciers. Vers 1910, quelque 95 % des paysans restaient dépourvus de terre. La dictature de Diaz finit par devenir très impopulaire, et sa chute (en 1911) ouvrit une longue période de guerres civiles. 000200000DE500001205 DDF,L'époque contemporaine (à partir de 1911) Le mouvement libéral modéré de Francisco Madero libéra de puissants courants révolutionnaires (insurrection paysanne indienne d'Emiliano Zapata). Renversé par le général Huerta (févr. 1913), Madero fut abattu sommairement, mais Huerta ne put contrôler les chefs des bandes du Nord, Venustiano Carranza, Pancho Villa et Alvaro Obregón. Après le départ de Huerta pour l'exil (juill. 1914), Carranza, avec l'appui d'Obregón, réussit à imposer son autorité au cours de l'année 1915. Il fit adopter la Constitution de 1917, marquée d'une inspiration nationaliste et sociale ; elle établissait le suffrage universel masculin et limitait strictement les prérogatives de l'Église, compromise par le soutien qu'elle avait apporté au régime de Diaz. Président de 1924 à 1928, Calles poursuivit avec une particulière énergie la politique sociale et anticléricale dont les principes avaient été posés par la constitution de 1917. Il rendit effective la nationalisation du pétrole et réussit à apaiser l'irritation des États-Unis (accords Calles-Morrow, 1927). Il distribua plus de 3 millions d'hectares aux ejidatarios (usufruitiers du sol). Pour résister à l'application de la Constitution, la hiérarchie catholique mexicaine ordonna, en juill. 1926, la suspension de tous les services religieux, qui ne furent plus célébrés dans l'ensemble du pays pendant trois ans, ce qui provoqua une persécution anticléricale qui dura trois années. Calles qui conserva une influence prédominante jusqu'en 1932 fonda en 1929 le parti national révolutionnaire, qui, devenu le parti de la révolution mexicaine (1938), puis le parti révolutionnaire institutionnel (PRI) en 1946, devait conserver jusqu'à nos jours un rôle prédominant dans le système mexicain. La présidence de Lazaro Cárdenas (1934/40) marqua la seconde phase de la révolution mexicaine : soutenu par la Confédération des travailleurs (fondée en févr. 1936), Cárdenas multiplia les distributions de terres aux communes paysannes ; il ordonna la nationalisation des chemins de fer (juin 1937) et l'expropriation des compagnies pétrolières anglo-américaines (mars 1938). L'administration fut réformée et modernisée, mais les lois antireligieuses, sans être officiellement abrogées, tombèrent en désuétude. Les successeurs de Cárdenas - Camacho (1940/46), Miguel Alemán (1946/52), Cortines (1952/58), López Mateos (1958/64), Diaz Ordas (1964/70), Luis Echeverria (1970/76), José Lopez Portillo (1976/82), Miguel de la Madrid (1982/88) - gouvernèrent tous en s'appuyant sur le PRI, assuré de majorités écrasantes à toutes les élections. Le règne du PRI ne prit fin qu'aux élections de 2000. Le Mexique, qui avait déclaré la guerre aux puissances de l'Axe en mai 1942, a connu à partir de 1945 un brusque essor de l'industrialisation, qui a pris définitivement l'avantage sur l'agriculture. Dans les années 1980, l'économie prit une orientation nouvelle en favorisant davantage les mécanismes de marché que l'intervention de l'État. Il en résulta une forte croissance du commerce extérieur et une entrée massive de capitaux étrangers. Le Mexique multiplia aussi les traités de libre-échange. Celui qui fut conclu avec l'Union européenne entra en vigueur en 2000. L'économie mexicaine subit le contrecoup du ralentissement de l'économie américaine. Pour 2003, le FMI ne prévoyait qu'une croissance de 1,5 %. La croissance économique reste tributaire de la poursuite de la démocratisation du pays et des problèmes sociaux engendrés par la répartition très inégale des revenus.
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