MERS el-KÉBIR, el-Marsa el-Kebir
Localité et port d'Algérie, sur le golfe d'Oran. Ancien port romain, puis centre de pirates barbaresques, Mers el-Kébir devint en 1935 une des grandes bases de la flotte française en Méditerranée. À la suite de l'armistice de 1940, l'amirauté anglaise, craignant de voir passer sous contrôle allemand l'escadre française de l'amiral Gensoul rassemblée dans le port, somma celle-ci soit de se rallier aux forces britanniques, soit de gagner un port britannique, soit d'aller se désarmer aux Antilles, sous contrôle britannique, soit de se saborder. Cet ultimatum ayant été rejeté par l'amiral Gensoul, l'escadre anglaise, commandée par l'amiral Sommerville, ouvrit le feu, causant de graves dégâts aux bâtiments français et la mort de 1 300 marins. Après ce drame (3 juill. 1940), le gouvernement de Vichy rompit les relations diplomatiques avec le Royaume-Uni.
MERS EL-KÉBIR, auj. El-Marsa El-Kebir. Base navale sur le golfe d'Oran (Algérie). Lors de la Seconde Guerre mondiale, le 3 juillet 1940, l'opération Ca-tapult fut décidée par le gouvernement britannique, l'escadre de l'amiral Gensoul, stationnée à Mers el-Kébir, ayant refusé de désarmer mais aussi de continuer la guerre contre l'Allemagne. La flotte anglaise de l'amiral Somerville ouvrit le feu sur les navires français. La plupart d'entre eux furent gravement touchés, 1 300 marins furent tués, seul le cuirassé Strasbourg réussit à s'échapper. Le bombardement de Mers el-Kébir eut d'importantes répercussions sur l'opinion française dans la zone libre comme dans la zone occupée, les Allemands et Vichy jouant avec un relatif succès du réveil de l'anglophobie. Voir Rethondes (Armistice de).