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MEHUL Etienne Nicolas

MEHUL Etienne Nicolas. Musicien français. Né à Givet (Ardennes) le 22 juin 1763, mort à Paris le 18 octobre 1817. Il avait dix ans lorsqu’on lui confia l’orgue des Récollets de Givet, mais il émerveilla tant ses auditeurs que le colonel de la garnison décida de le conduire à Paris (1778). Il y vécut de leçons, tout en suivant les cours d’Edelmann, qui perfectionna ses talents d’interprète et lui apprit la composition. Ses premières sonates pour piano parurent en 1781 sans être remarquées; sa musique sur une ode de Jean-Baptiste Rousseau lui ayant, par contre, valu quelque succès, il décida de se consacrer à la musique vocale et dramatique. Son Alonzo et Cora fut reçu à l’Opéra mais jamais joué. Euphrozine et Corradin (1790) et Stratonice (1792) connurent un tel succès à l’Opéra Comique que les airs en devinrent immédiatement populaires et que Méhul se vit soudain considéré comme le plus grand compositeur du temps. Il mérita même le titre de « musicien de la Révolution » avec ses Chants patriotiques, qui comprennent, entre autres, Le Chant du départ (1794), Le Chant de la victoire et des morceaux de circonstance comme Le Pont de Lodi, ces chants déchaînèrent véritablement l’enthousiasme populaire et furent au programme de toutes les fêtes du nouveau régime. Méhul connut cependant une éclipse au théâtre, à cause du succès de la musique italienne que favorisait Napoléon. Il parodia ce nouveau goût du public dans L’Irato, qui fut un moment en faveur, mais ses opéras, parmi lesquels on peut citer : Arminius (1794), Une folie (1802), Hélène (1803), Le Trésor supposé (1803), Les Aveugles de Tolède (1806), Joseph (1807), ne connurent plus les succès délirants de ses débuts.

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