MÉDIE
Contrée de l'Asie ancienne, qui s'étendait sur le nord-ouest du plateau iranien. Elle était bornée au N. par la mer Caspienne, à l'E. par la Parthie, au S. par la Perse et la Susiane, à l'O. par la Babylonie et l'Assyrie. Sa capitale était Ecbatane. Installées dès le IIe millénaire dans ces régions, les tribus indo-européennes des Mèdes menèrent une lutte continuelle contre l'Assyrie. Selon Hérodote, l'unité des diverses principautés mèdes fut réalisée au VIIe s. par Déjocès, qui établit la capitale à Ecbatane. Ses successeurs étendirent leur souveraineté sur la Perse (fin VIIe s.), et Cyaxare Ier, allié au roi de Babylone Nabopolassar, porta le coup de grâce à l'Empire assyrien (612). La guerre contre la Lydie se termina vers 585 par un traité de paix qui fixait sur l'Halys la frontière des deux États en Asie Mineure. L'Empire mède, fondé sur un système de royautés sujettes, fut renversé vers 550 av. J.-C. par un chef de tribu perse, roi d'Anshan, Cyrus l'Achéménide. La Médie fit dès lors partie de l'Empire perse. Conquise en 330 par Alexandre le Grand, elle appartint ensuite aux Séleucides et subit une profonde hellénisation, à l'exception de la Médie septentrionale ou Atropatène, qui resta gouvernée par des souverains locaux et fut conquise par les Parthes à partir du IIe s. av. J.-C.