MALIPIERO Gian-Francesco
MALIPIERO Gian-Francesco. Musicien italien. Né à Venise le 18 mars 1882, mort à Trévise le 1er août 1973. Malipiero reçut sa formation à Vienne et à Berlin où il fut l’élève de Bruch. Il détruisit lui-même ses premières œuvres après un séjour à Paris où il rencontra Ravel et entendit le Sacre du printemps. Ces influences, jointes à l’étude de la musique italienne ancienne, modifièrent son style. En réaction, à la fois contre le vérisme italien et le romantisme allemand, il donna d’abord quelques œuvres marquées par l’impressionnisme debussien, les trois séries d’impressions d’après nature, [Impressioni del vero, 1911-1921], puis divers ouvrages, avant d’arriver aux sept symphonies (1937-1948). Sa démarche l’amena progressivement à condamner toute tendance au développement, considéré comme organisation du discours musical, et à rechercher son expression dans la multiplication des idées musicales, se succédant les unes aux autres comme autant d’épisodes, reliés par une affinité ou un contraste de coloris, dans une complète liberté rythmique. Malipiero a été considéré comme un des maîtres de la musique italienne moderne. Son influence a été grande au Conservatoire de Venise qu’il dirigea de 1939 à 1952 et où il eut pour élèves Maderna et Nono. La musique vocale constitue une partie importante de son œuvre; l’accentuation très marquée sur la syllabe tonique, héritage du chant grégorien, en est une des caractéristiques. On y trouve un Saint François (1920), une Missa pro mortuis (1938), son Huitième Dialogue, La Mort de Socrate (1957), une Représentation et fête de Carnaval et Carême [Reppresentazzione e Festa di Carnasciale e della Quaresima, 1962), de nombreux opéras : depuis le Tournoi nocturne [Torneo notturno] de 1931 au Tartuffe chef d’orchestre [Don Tartuffo bacchettone] de 1966. Comme dans sa musique instrumentale, la logique de ses choix esthétiques l’oblige ici a un perpétuel renouvellement de l’imagination créatrice des mélodies et des rythmes. Par ailleurs, Malipiero a fait une œuvre considérable de musicologue. On lui doit, entre autres, une édition complète des œuvres de Monteverdi, en 16 volumes (1926-1942).
Liens utiles
- Gian Francesco Malipiero1882-1973Il fut, à partir de 1921, professeur au Conservatoire de Parme ; de nombreuses oeuvres detous genres le mettent au premier rang de la musique italienne, dont les opéras de latrilogie de l'Orféide (1925).
- Francesco Maria Sforza1401-1466Bâtard du condottiere Muzio Attendolo Sforza et marié à une fille naturelle de FilippoMaria Visconti, voici pourtant le meilleur des Sforza, créateur d'une dynastie nouvelle, àqui Milan devra une prospérité sans précédent.
- Paul IV1476-1559De son nom Gian Pietro Carafa, il il reçoit de son oncle le cardinal Carafa une éducationrigoureuse et, au milieu d'une cour pontificale presque païenne, il observe une conduite sansreproche.
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- Francesco Leonettiné en 1924Né à Cosenza.