MACARTHUR Douglas (1880-1964)
MACARTHUR Douglas (1880-1964)
Militaire américain.
Né dans l’Arkansas, Douglas MacArthur est fils d’un général héros de la guerre de Sécession (1861-1865) et choisit naturellement la carrière militaire. Après être sorti de l’Académie militaire de West Point (1903), il participe aux affrontements avec le Mexique (1914), puis commande une brigade en France durant la Première Guerre mondiale où il se distingue par sa bravoure… et son ego. Il devient commandant de West Point (1919-1922) et, après un commandement au Philippines, chef d’état-major en 1930 - le plus jeune de tous. À ce titre, en 1932, il disperse l’« armée du Bonus », qui regroupait des anciens combattants demandant une prime. De 1935 à 1941, il est conseiller militaire du gouvernement des Philippines, puis commandant des forces américaines en Extrême-Orient. Lors de la guerre du Pacifique, il doit se replier en Australie.
Commandant suprême des forces alliées sur le même front en 1942, il organise la contre-offensive, reçoit la capitulation japonaise le 2 septembre 1945 et devient jusqu’en 1950 gouverneur du Japon. Il fait adopter une Constitution démocratique (1946), qui donne le droit de vote aux femmes, et tente d’obtenir l’éclatement des grands conglomérats industriels (zaibatsu). En juillet 1950, il commande les forces des Nations unies engagées dans la guerre de Corée (1950-1953). Il mène le débarquement d’Inchon qui permet de faire reculer les troupes nord-coréennes jusqu’à la frontière chinoise. En novembre 1950, les Chinois contre-attaquent et repoussent les forces américaines. D. MacArthur demande alors l’autorisation de contrer militairement la Chine à l’aide de la bombe atomique. Le président Harry Truman refuse cette option et le limoge le 11 avril 1951. Ce désaveu public est une humiliation pour le très populaire général. D. MacArthur ne réussit pas ensuite à transformer en mouvement politique l’accueil extraordinaire qui lui est fait à son retour. Il finit sa vie comme héros national et président de la Remington Rand (fondation et cercle de réflexion spécialisé dans la défense).
Mac Arthur, Douglas (Little Rock, Arkansas, 1880-Washington 1964) ; général américain.
Lorsque le président Truman congédie en avril 1951 le général M. en raison de divergences sur la poursuite de la guerre de Corée, il assure la prédominance du politique sur le militaire, mais se prive de l’un des plus brillants chefs militaires des États-Unis de la première moitié du xxe siècle. Le général M. a une carrière militaire rapide : issu d’une famille de militaires, major de sa promotion à West-Point, il sert aux Philippines et au Japon, devient le conseiller du président Théodore Roosevelt et commande la 42e division US en France pendant la Première Guerre mondiale. Remarqué pendant la seconde bataille de la Marne (1918), il prend le commandement de West-Point (1919-1922), puis est envoyé de nouveau aux Philippines avant d’être nommé par le président Hoover chef de l’état-major de l’armée (1930-1935). En 1937, il quitte l’armée. Il est rappelé au service actif en juillet 1941, en prévision d’une guerre avec le Japon et reçoit le commandement des forces américaines et philippines. Après Pearl Harbour, il ralentit la progression des Japonais sur Manille et, malgré une énorme infériorité, il oppose une résistance farouche sur l’île de Bataan. On lui ordonne de quitter le territoire philippin et on lui confie le commandement des forces alliées dans le sud-ouest du Pacifique. En 1944-1945, il reconquiert les Philippines. Avec l’amiral Nimitz, il entreprend l’attaque sur la Nouvelle-Guinée qui ouvre la voie à la reconquête du Pacifique. La guerre s’achève sur l’acceptation par M. de la capitulation du Japon signée à bord du cuirassé US Missouri, le 2 septembre 1945. En tant que commandant en chef des troupes d’occupation alliées au Japon, qui ne se composent en fait que d’éléments américains (compte tenu de l’éloignement des Alliés retenus en Allemagne), M. préside au contrôle de la démocratisation et de la reconstruction du Japon. Par intérêt personnel, il tente de donner au pays ennemi et vaincu une nouvelle structure sociale (totale démilitarisation, réforme agraire, lois antitrust et démocratie sociale) tout en conservant Hirohito comme empereur du Japon. Quand la guerre de Corée se déclenche en juin 1950, Truman nomme M. commandant en chef des forces des Nations unies. M. dirige lui-même les débarquements à Inchon, au centre du dispositif des troupes nord-coréennes qu’il repousse au-delà du 38e parallèle. Lorsque les Chinois concrétisent leur menace d’intervention, que des prétendus « volontaires » attaquent les flancs exposés des forces de l’ONU et les obligent à reculer, M. pense qu’il est possible de remporter une victoire sur l’adversaire en bombardant la Mandchourie, en organisant le blocus de la côte chinoise et en faisant appel aux forces de la Chine nationaliste. Redoutant un élargissement du conflit à cause de l’alliance entre l’URSS et la Chine, Truman tente tout d’abord d’empêcher M. de commettre l’irréparable, mais finit par le congédier lorsque le général interprète très librement les instructions émanant de Washington, dans le sens de ses propres conceptions. Malgré le tollé de l’opinion publique américaine et un discours dramatique de M. devant le Congrès, ce soldat adulé disparaît bientôt à l’arrière-plan.
MACARTHUR, Douglas (Fort Little Rock, Arkansas, 1880-Washington, 1964). Général américain. Commandant en chef allié dans le Pacifique, il fut vainqueur du Japon (1944-1945) puis commanda (1950-1951) les forces de l'ONU dans la guerre de Corée. Après avoir été en 1918 le plus jeune général de l'armée américaine, il fut nommé commandant de l'académie militaire de West Point (1919) puis chef d'état-major général de l'armée (1930-1935). Commandant des forces américaines en Extrême-Orient (1941), il parvint par la tactique dite du « saut de puce » à reprendre les conquêtes japonaises et reçut la capitulation du Japon en 1945. Devenu un héros pour ses compatriotes, il fut nommé commandant des troupes d'occupation au Japon où il parvint à modifier les institutions, dans un sens libéral et démocratique. Nommé par Truman commandant des forces de l'ONU lors de la guerre de Corée, il envisagea une guerre contre la Chine communiste, qui permettrait de rendre à Tchang Kaï-chek son pouvoir sur le continent. Désavoué par Truman, MacArthur fut relevé de son commandement (avril 1951) et rentra aux États-Unis en triomphateur. Le Parti républicain lui offrit de poursuivre son combat « anticommuniste » sur le plan politique mais il préféra se tenir à l'écart.
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