LOCARNO (accords de)
LOCARNO (accords de)
Ratifiés le 1er décembre 1925 et garantis par la Grande-Bretagne et l’Italie, les accords de Locarno fixent les frontières occidentales de l’Allemagne vaincue dans la Grande Guerre. L’Allemagne reconnaît les démarcations territoriales avec la France et la Belgique issues du traité de Versailles. Elle pourra ainsi être admise, comme membre permanent, au Conseil de la SDN (Société des Nations).
LOCARNO (Accords de, 5-6 octobre 1925). Accords signés lors de la conférence de Locarno (Suisse) d'octobre 1925 qui réunissait les représentants de la France (Aristide Briand), de l'Allemagne (Gustav Stresemann), de l'Italie (Mussolini), de la Belgique (Émile Vandervelde), de la Grande-Bretagne (Joseph Austen Chamberlain), de la Tchécoslovaquie et de la Pologne. Le principal accord fixa la garantie mutuelle des frontières entre l'Allemagne et la France, et entre cette dernière et la Belgique, moyennant la garantie de la Grande-Bretagne et de l'Italie. L'Allemagne renonçait ainsi à l'Alsace-Lorraine, perdue en 1919 et s'engageait à respecter la démilitarisation, mais Cologne était évacuée. Après l'entrée de l'Allemagne à la SDN (Société des Nations) en 1926, les accords de Locarno symbolisèrent la croyance en l'avenir de la paix par la pratique de la sécurité collective. Cependant, Hitler, prenant prétexte de la signature du pacte franco-soviétique de 1935, mit fin à l'accord en remilitarisant la Rhénanie en mars 1936. L'Angleterre et la France auraient dû, en fonction de ces accords, intervenir en faveur de la Tchécoslovaquie en 1938. Elles le firent en septembre 1939, en déclarant la guerre à l'Allemagne après l'invasion de la Pologne. Voir Munich (Accords de), Versailles (Traité de).