LEBRUN (ALBERT)
LEBRUN (ALBERT)
Homme d’État français né à Mercy-le-Haut (Meurthe-et-Moselle) en 1871, mort à Paris en 1950. Député de gauche (1900), plusieurs fois ministre, il accéda à la présidence de la République en 1932, après l’assassinat de Paul Doumer. Réélu en 1939, il démissionna après l’armistice de juin 1940 et la formation de l’État français. Déporté à Buchenwald en 1944.
Lebrun, Albert (Mercy-le-Haut 1871 - Paris 1950) ; président de la République française [1932-1940]. Lorrain, issu d’une famille d’agriculteurs, sorti premier de Polytechnique, L. entame en 1892 une carrière politique locale, comme conseiller général dans le sillage du député Alfred Mézières, dont il hérite la circonscription de Briey en 1900, puis un fauteuil au Sénat en 1920. Homme du centre laïc et républicain, il est ministre des Colonies de 1911 à 1914, puis du Blocus et des régions libérées, de 1917 à 1919, fin de sa carrière ministérielle. Lorsque le président Doumer est assassiné en 1932, la Chambre, encore en fonctions mais dont la majorité vient de perdre les législatives, ne peut se permettre un vote de combat politique, or L. ne manifeste aucune intention d’intervenir dans la vie politique ; de plus il préside le Sénat depuis 1931, et c’est le chemin traditionnel vers l’Élysée. Il devient donc chef de l’État, les seules voix contraires étant celles des socialistes et des communistes. De fait, il est très effacé, sans influence personnelle, appliquant à la lettre les règles parlementaires, même s’il pense un moment démissionner, par hostilité au Front populaire. En 1939, il est réélu, contrairement aux traditions, ce qui évite au centre et à la droite de se diviser entre candidats de la fermeté et des concessions à Hitler. Mais le 16 juin 1940, croyant à tort qu’une majorité des ministres veut l’armistice, il accepte la démission de Reynaud et nomme Pétain chef du gouvernement. Bien que jugeant inacceptables les conditions allemandes, et refusant de démissionner officiellement, il se retire le 11 juillet 1940, lorsque Pétain, fort des pleins pouvoirs reçus de la Chambre, se proclame chef de l’État. Il est déporté en Allemagne en 1944. Libéré en 1945, écarté du pouvoir par de Gaulle, il rédige un Témoignage (1945) auto-justificatif et se retire de la vie politique.
LEBRUN, Albert (Mercy-le-Haut, 1871-Paris, 1950). Homme politique français. Plusieurs fois ministre (1911-1920), puis président du Sénat (1931), il fut élu président de la Troisième République (1932-1940) après l'assassinat de Paul Doumer. Après le vote des pouvoirs constitutionnels donnés à Pétain par l'Assemblée nationale (10 juillet 1940), il démissionna de ses fonctions.
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- LEBRUN, Albert (29 août 1871-6 mars 1950) Président de la République (1932-1940) Ancien élève de l'Ecole polytechnique, ingénieur de l'Ecole des mines, il est élu en 1900 député de la Meurthe-et-Moselle.
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