KUBITSCHEK DE OLIVEIRA Juscelino (1902-1976)
Homme politique brésilien, président de la République de 1956 à 1960. Ce fils d’une émigrée de Bohême et d’un commerçant comptant nombre d’élus dans sa parenté fut quelques années médecin avant d’embrasser la politique. Député fédéral de 1935 à 1937, il est nommé maire de Belo Horizonte (capitale du Minas Gerais) en 1940, grâce au parrainage d’un allié de Getúlio Vargas. La chute de l’Estado Novo (1945) ne l’empêche pas de siéger à l’Assemblée constituante de 1946, ni d’être élu en 1954 au gouvernorat du Minas Gerais. En menant de grands chantiers dans les transports et l’énergie, il gagne l’image d’un leader développementiste, ainsi qu’une réputation de compétence. Nationaliste, modé-rément anticommuniste, bénéficiant d’appuis dans les syndicats, mais aussi parmi les élites terriennes, il devient président de la République, en 1956, sur le programme « 50 ans de progrès en cinq ans de gouvernement » et fait construire Brasilia. Le pays connaît alors une croissance sans précédent. La loi lui interdisant un second mandat consécutif, il patiente au Sénat. Le putsch de 1964 qui instaure un régime militaire met fin à son rêve d’une nouvelle présidence. Sa mort survient en 1976 dans des conditions encore mal élucidées. Les militaires ont peut-être éliminé cet opposant discret, mais populaire.
Liens utiles
- Emile Benveniste (1902-1976) Linguiste français, il est spécialisé dans l'étude des langues indo-européennes, mais il aégalement contribué, dans la lignée de Saussure, à la grammaire comparée et à la théorie des langues.
- T. C. 2 déc. 1902, SOCIÉTÉ IMMOBILIÈRE DE SAINT-JUST Rec. 713, concl. Romieu
- C.E. 10 janv. 1902, COMPAGNIE NOUVELLE DU GAZ DE DEVILLE-LES-ROUEN, Rec. 5
- LECTURE CURSIVE: Louise Weiss, Mémoires d’une européenne, III, « Combats pour les femmes », 1968-1976
- En janvier 1976, lors de la parution de son roman, La Valse aux adieux, l'écrivain tchèque Milan Kundera déclarait : « Dans la vie, l'homme est continuellement coupé de son propre passé et de celui de l'humanité. Le roman permet de soigner cette blessure. » L'opinion de Kundera sur la fonction de l'oeuvre romanesque rejoint-elle votre expérience personnelle de lecteur ?