Khoubilaï-khan (1214-1294) ; fondateur de la dynastie mongole en Chine.
Khoubilaï-khan (1214-1294) ; fondateur de la dynastie mongole en Chine. K. est le fils de Toloui, le cadet de Gengis-khan à qui, selon la loi mongole, était revenue la régence [1227-1229] et la « garde du foyer », c'est-à-dire la région d'origine de son père. Ogôdaï, troisième fils de Gengis-khan, était devenu grand-khan [1229-1241] avant son fils Güyük [1246-1248]. L'aîné de Toloui, Mongka, avait ensuite évincé leur lignée [1251-1259] et lancé deux nouvelles grandes offensives : contre Bagdad, d'une part, contre la Chine, de l'autre, où il était allé combattre avec son frère K. La domination mongole sur la Chine du Nord, déjà largement conquise sur les Kin Tatares, est consolidée, et K. se lance vers la Chine du Sud des princes Song. Il accumule les victoires et, à la mort de Mongka (11 août 1259), succède à ce dernier comme grand-khan. Aidé de brillants généraux, il conquiert la Chine des Song après quinze années de combats (1280) et se proclame empereur et fondateur d'une nouvelle dynastie, celle des Yuan. Vainqueur, K. est vaincu par sa conquête et les Mongols avec lui se civilisent. Dès 1260, il a pris Pékin pour résidence ; en 1267 il fait construire à proximité la ville nouvelle de Tai-tou (« grande capitale »), dite encore Khanbaligh (« ville du khan »), la Cambaluc des Occidentaux ; il conserve les institutions, réorganise l'assistance aux pauvres ; ouvert à toutes les religions, il est fervent bouddhiste, favorable au nestorianisme, tolérant avec les missionnaires et marchands chrétiens d'Occident, dont les relations constituent une source documentaire irremplaçable. Le joug mongol pourtant est dur. Pour protéger efficacement l'immense Empire mongol, qui s'étend de la mer de Chine à l'Europe, K. fait recenser la population et la répartit en quatre classes, dont la plus élevée, très privilégiée, se compose des Mongols, et la plus basse des Chinois Song privés de tout droit. Dans les classes moyennes figurent les alliés des Mongols, les Ouïgours, les étrangers et d'autres peuples soumis ; les Chinois sont écartés de toutes les fonctions élevées, ne peuvent faire de commerce et ne peuvent même pas apprendre le mongol ou d'autres langues, qui leur permettraient de devenir interprètes ou commerçants. Comme les Mongols sont eux-mêmes incapables d'exercer ces fonctions, des étrangers en sont chargés et leurs intérêts sont encouragés au détriment de ceux des Chinois : pour être le plus fameux, le cas de Marco Polo est loin d'être unique. Après la conquête de la Chine, K. reprend naturellement la politique chinoise de satellisation des autres États orientaux. Il fait rentrer dans le rang la Corée, mais échoue au Japon après deux expéditions (1274, 1281), la seconde anéantie grâce à une tempête (en japonais le typhon kamikaze, ou « vent des dieux »). Les revers sont à peine moins dissimulés en Indochine. La fin du règne (K. meurt le 18 févr. 1294) est occupée par de graves querelles dynastiques en Mongolie. Après lui, ses descendants peinent toujours plus à maintenir en Chine la dynastie Yuan, qui disparaît en 1365 au profit des Ming chinois. Bibliographie : R. Grousset, L'Empire des steppes, rééd. 1985, p. 316-397 ; J.P. Roux, Histoire de l'Empire mongol, 1993.
Liens utiles
- Kubilai Khan, petit-fils de Gengis Khan, empereur mongol qui conquitles royaumes de la Chine du nord, fonda la dynastie des Yuan.
- Ismail Ier (1487-1524) Les débuts de ce fondateur d'une dynastie glorieuse tiennent de l'épopée.
- Hammourabi Hammourabi était le sixième roi de la dynastie amorite, originaire de tribusnomades, et le véritable fondateur du premier empire de Babylone.
- Manco Capac (vers 1100): Il aurait été le fondateur de la dynastie des Incas.
- Jean Ier de Trastamare1358-1390Roi de Castille, fils du fondateur de la dynastie, son court règne de douze ans fut marquépar un essor de la législation plus que par l'absurde guerre qu'il mena pour annexer lePortugal et qui lui valut la défaite d'Aljubarrota en août 1385.