KARAMANLIS Constantin
(1907-1998) Homme politique grec. Premier ministre (1955-1963 ; 1974-1980), président de la République (1980-1985 ; 1990-1995). En 1935-1936, Constantin Karamanlis est député de Serrès (Macédoine grecque) pour le Parti populiste. Il est à nouveau député en 1946 et 1950. Il occupe divers ministères dans plusieurs gouvernements : Travail (1946-1947), Transports (1948), Prévoyance sociale (1948-1950), Défense nationale (1950), Travaux publics et Transports (1952-1955). En 1955, le roi Paul Ier (1901-1964) le charge de former un gouvernement ; C. Karamanlis fonde, la même année, le Parti de l’union nationale radicale (ERE). Premier ministre de 1955 à 1963, il détient la majorité absolue au Parlement à la suite des élections de 1956, 1958 et 1961. Son régime, très autoritaire, se révèle efficace. La Grèce connaît en effet une reprise économique fulgurante et une stabilisation de sa monnaie, ainsi qu’un développement agricole, industriel, naval et touristique. Les investissements étrangers et le PNB augmentent. D’importants travaux d’infrastructure et des efforts pour la santé et la protection sociale sont engagés. Dans le domaine de la politique extérieure, les gestes les plus marquants sont l’indépendance de Chypre (1959) et l’accord d’association de la Grèce aux Communautés européennes (1961). C. Karamanlis démissionne en 1963 à la suite d’un désaccord avec le roi (Paul Ier) et s’exile à Paris, où il restera jusqu’en 1974 et sera très influencé par de Gaulle. Après l’invasion de Chypre et la dissolution de la junte des colonels (1974), il opère un retour triomphal et préside un gouvernement d’union nationale, qui fait face à la crise chypriote et rétablit des institutions démocratiques, et il fonde le Parti de la Nouvelle République. Premier ministre de 1974 à 1980 (élections législatives de 1974, 1977), il s’attache à renforcer les institutions démocratiques, le développement économique, l’éducation, l’équipement, la défense nationale. Il est soucieux de l’intégration à une Europe unifiée (la signature du traité d’adhésion a lieu le 28 mai 1979), avec une ouverture vers les pays arabes et les pays de l’Est européen (communistes). Président de la République en 1980, il démissionne en 1985 en raison d’un désaccord avec le Premier ministre Andréas Papandréou et s’abstient de toute participation à la vie politique jusqu’en 1990, date à laquelle il est réélu président de la République pour cinq ans. Il meurt à Athènes en 1998. KARAMANLIS, Kostandinos ou CARAMANLIS, Constantin (Proti Serrai, 1907-). Homme politique grec. Leader conservateur, trois fois Premier ministre de 1955 à 1963, il fut à nouveau appelé à la tête du gouvernement en 1974 après la chute du régime dit « des colonels ». Après avoir rétabli la démocratie, il fut élu président de la République (1980-1985), mais son parti, la Nouvelle Démocratie, perdit en 1981 les élections au profit du Mouvement socialiste panhellénique (PASOK), présidé par Andréas Papandhréou qui devint Premier ministre. Karamanlis eut pour successeur le socialiste Khristos Sardzetàkis, avant d'être élu président de la République en mai 1990. Voir Chypre.