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JEUNES-TURCS (Empire ottoman)

JEUNES-TURCS   (Empire ottoman)

Nom donné au mouvement des jeunes officiers et intellectuels ottomans (essentiellement turcs, mais aussi albanais et autres musulmans des Balkans) qui luttèrent contre le régime absolutiste du sultan Abdulhamid II (1876-1909) et finirent par imposer un régime constitutionnel en 1908. Les espoirs de liberté et d’égalité entre les différents peuples de l’Empire ottoman que suscite la révolution de 1908 sont vite démentis par les tendances putschistes des leaders du mouvement Jeunes-Turcs et par la flambée de nationalisme qui suit la première guerre balkanique (1912-1913). Le comité Union et progrès, nom du parti fondé par les Jeunes-Turcs, prend le pouvoir en 1913 sous la direction d’Enver Pacha (1881-1922) et entraîne le pays dans la Première Guerre mondiale. Il organise à partir de 1915 le génocide des Arméniens et entreprend à l’été 1918, en pleine défaite sur l’ensemble des fronts, la conquête du Caucase contre les Russes. Après l’armistice du 30 octobre 1918, le parti est dissous et ses leaders s’enfuirent en Allemagne et en Russie.

JEUNES TURCS. Nom donné dans l'entre-deux-guerres en France aux réformateurs du Parti radical, partisans d'un pouvoir exécutif fort.

JEUNES-TURCS. Nom donné aux membres du mouvement réformateur, libéral et nationaliste turc fondé par des intellectuels et des officiers ottomans en 1865, et qui domina la vie politique de la Turquie entre 1908 et 1918. Née dans un contexte de crise économique et financière et d'ingérence aggravée des puissances occidentales, la révolution des Jeunes-Turcs éclata en 1908. Des libéraux (Enver, Djemal et Talaat) contraignirent le sultan Abdulhamid II à restaurer la Constitution de 1876 qui garantissait les libertés d'expression et de réunion, puis l'obligèrent à abdiquer (1909). Ils installèrent sur le trône Méhémet V (1909-1918). Tombés dans l'autoritarisme et l'ultra-nationalisme, les Jeunes-Turcs s'allièrent à l'Allemagne en 1914 et perpétrèrent un génocide contre les Arméniens qui fit plus de 1 500 000 victimes. Après la Première Guerre mondiale, ils laissèrent la place aux partisans de Mus-tafa Kemal qui instaura la République.

 

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