JEFFERS Robinson. Poète américain
JEFFERS Robinson. Poète américain. Né à Pittsburgh (Pennsylvanie) le 10 janvier 1887, mort à Carmel (Californie) le 20 janvier 1962. Le père de Jeffers, d'origine écossaise, enseigne au « Western Theolo-gical Seminary »; l'ambiance familiale est calviniste, mais ouverte et cultivée. En 1903, la famille s'établit en Californie et Jeffers, qui a déjà fréquenté des écoles en Allemagne et en Suisse, s'inscrit à l'« Occidental College », qu'il quitte pour entrer à l'Université de la Californie du Sud. Il fait des études littéraires suivies d'études de médecine. Quand ses parents partent pour Seattle, il les accompagne et s'inscrit à l'école de sylviculture de l'Université de Washington. En 1911, il retourne en Californie publier son premier livre Flacons et pommes qui paraît en 1912. Deux ans plus tard, il s'installe définitivement en Californie et son deuxième livre Californiens paraît en 1916. Dans les années qui suivent, il se construit au bord de l'Océan une maison en granit avec une tour et, enraciné là, il va écrire son oeuvre, tout inspirée de la contemplation de la côte et d'une analyse dramatique de la pathologie humaine. Son troisième livre, Tamar et autres poèmes paraît en 1924 et il suscite un grand enthousiasme, enthousiasme qui est confirmé en 1925 lors de la parution du volume intitulé L'Etalon rouan, Tamar et autres poèmes. Par contre, le livre qu'il publie en 1927, Les Femmes de Point Sur est reçu très froidement. Cela ne fait que confirmer Jeffers dans la distance qu'il a prise vis-à-vis de « cette Amérique qui s'installe dans sa vulgarité ». Et les livres n'en continuent pas moins de se suivre régulièrement. Cawdor et autres poèmes paraît en 1928, Cher Judas et autres poèmes en 1929. Cette année-là, Jeffers voyage en Angleterre, en Écosse et en Irlande, aux pays des ancêtres, ce qui donne, en 1931, La Descente chez les morts [Descent to the Dead], suivi, en 1932, de Thurso qui revient au paysage côtier californien. L'année 1933 voit la publication de Donnez votre coeur aux éperviers, titre typiquement jeffersien dans son stoïcisme « inhumaniste » (le terme est de lui). En 1935, paraît Solstice ; en 1937, Tels furent vos conseils [Such Counsels you gave to me]; en 1941 Jetez votre colère contre le soleil [Be angry at the Sun]; en 1946, sa tragédie Médée; en 1948, La Hache double. L'exploration que fait Jeffers, de plus en plus isolé, de son espace « inhumain » se poursuit avec un autre poème dramatique, La Tour au-delà de la tragédie [1950], et, avec son dernier livre, Hungerfield [1954], point final poétique de cette vie vécue et pensée à l'extrême limite de la société, de la culture et de l'humanité.
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