Intifada
Nom de la révolte palestinienne dans les territoires occupés, c'est-à-dire ceux qui ont été annexés par Israël en 1967 et qui étaient dévolus à l'État palestinien, selon le plan de partage de l'ONU en 1947 . Appelée la «guerre des pierres» en raison de l'utilisation de ce type de projectiles contre les chars israéliens, elle commence en 1987 et, à cause de son ampleur, souligne davantage le « problème palestinien ». Cette question devient centrale dans les relations internationales. De l’arabe intifada (« soulèvement »). À partir du 9 décembre 1987 se produit une révolte palestinienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, territoires occupés par Israël depuis 1967. Grèves, manifestations, actes de désobéissance civile se multiplient sur l’ensemble des Territoires. Aux armes à feu de l’armée israélienne, les Palestiniens opposent pierres et « cocktails Molotov ». La répression fait en six mois 250 victimes palestiniennes (dont 19 le 16 avril 1988) et des milliers de blessés. À l’été 1993, lorsque sont rendus publics les accords d’Oslo, le nombre de victimes palestiniennes est estimé à 1 300 et celui des Israéliens (civils et militaires) à 150. Il ne fait pas de doute que la « révolte des pierres » a fortement contribué à relancer les négociations israélo-palestiniennes. Révolte spontanée des Palestiniens des territoires de Gaza et de Cisjordanie administrés par Israël, déclenchée en déc. 1987. Explosion de mécontentement d'une génération née sous occupation israélienne, ne supportant plus sa condition socioéconomique et aspirant à l'indépendance, la « révolution des pierres » prit une ampleur inédite. La répression de l'armée israélienne, répercutée par les médias, heurta violemment les opinions, y compris juives. De 1987 à 1993, date à laquelle s'ouvrirent les négociations israélo-palestiniennes (v. ISRAÉLO-ARABE, processus de paix), plus de 1 000 Palestiniens furent tués par balle et presque autant exécutés par des activistes pour « collaboration » avec l'État hébreu, les blessés se comptant par dizaines de milliers. Les affrontements de la fin de l'année 2000, déclenchés par l'échec des pourparlers Arafat-Barak et par la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des mosquées à Jérusalem, furent rapidement qualifiés de « seconde Intifada ». Les attentats-suicides et les opérations militaires n'ont pas cessé depuis lors, causant de nombreuses pertes civiles. Début août 2003, le nombre des victimes s'élevait déjà à plus de 2 500 du côté palestinien et près de 800 du côté israélien.