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interdit

interdit, sentence ecclésiastique frappant le plus souvent un clerc dans l’exercice de sa fonction. Le droit canonique distingue : l’interdit local, faisant défense à une paroisse, à une province, à un pays de célébrer le culte divin et d’administrer les sacrements; l’interdit personnel, qui s’adresse à un prêtre, à un ordre ou à un laïc. Au Moyen Age, les interdits étaient fréquents et très sévères. Plusieurs pays furent mis en interdit pendant un certain temps. La France le fut sous les règnes de Robert le Pieux, Louis VII, Philippe Auguste et Philippe le Bel. Cette peine était une sorte d’excommunication qui frappait tous les fidèles; les cloches ne sonnaient plus, les fêtes étaient supprimées, on n’enterrait plus en terre bénite. L’interdit était très redouté, mais gardait un caractère provisoire. L’interdit est encore appliqué comme sentence personnelle pour des raisons graves d’atteinte au dogme ou à la morale. Les interdits, dans les religions primitives, sont les conséquences des tabous et sont des corollaires des notions de pur et d’impur. Certains interdits alimentaires et sexuels existent encore dans le judaïsme, l’islam, le mazdéisme, le jaïnisme, l’hindouisme, La violation des interdits est toujours considérée comme une faute très grave, parfois inexpiable. invocation, prières, chants ou litanies adressés à Dieu, à une divinité quelconque ou à un génie pour se mettre sous sa bienveillante protection, soit avant un sacrifice ou une cérémonie de caractère sacré, soit avant une entreprise dangereuse ou un acte important de la vie.

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