GUESDE Jules Bazile, dit (1845-1922)
GUESDE Jules Bazile, dit (1845-1922)
Homme politique français.
Jules Guesde est l’une des principales figures de l’histoire du mouvement ouvrier français. Issu d’un milieu de petite bourgeoisie, il passe son baccalauréat. Hostile au Second Empire dès sa jeunesse, il devient rapidement républicain. Il est en 1870 l’un des fondateurs du journal républicain, Les Droits de l’homme. En 1871, il est condamné à cinq années de prison et à une lourde amende pour le soutien qu’il a apporté aux communeux.
Étant parvenu à s’échapper en Suisse, il y fréquente les milieux anarchistes proches de Michel Bakounine (1814-1876). Ses lectures le tournent alors du côté de Pierre Joseph Proudhon (1809-1865). À son retour en France en 1876, il se prétend collectiviste. Il fonde L’Égalité et rédige en prison pendant l’hiver 1878-1879 un manifeste très inspiré de Marx.
Cependant, c’est comme organisateur et homme d’action que s’illustre surtout le remarquable orateur qu’est J. Guesde, dont le marxisme est réputé dogmatique. En 1882, il crée son propre parti, le Parti ouvrier, qui prend en 1893 le nom de Parti ouvrier français (POF). La même année, il est élu député à Roubaix, mais est battu en 1898 et 1902. Pendant l’affaire Dreyfus, J. Guesde se démarque de Jean Jaurès et de plusieurs dirigeants socialistes en refusant de s’engager en faveur de la révision du procès de 1894 qui avait condamné le capitaine.
Si la création de la SFIO (Section française de l’Internationale socialiste) en 1905 semble d’abord lui donner l’avantage, l’ascendant que prend J. Jaurès réduit sensiblement l’importance politique de J. Guesde, son principal opposant. En 1914, ce socialiste révolutionnaire devient ministre d’État sans portefeuille dans un cabinet de défense nationale. Il le reste jusqu’en 1916.
Guesde, Jules Bazile, dit Jules (Paris 1845 - Saint-Mandé 1922) ; homme politique français.
Né dans une famille bourgeoise catholique, il fait de brillantes études secondaires qu’il interrompt aussitôt pour vivre de ses modestes gains d’employé du ministère de l’intérieur et de la préfecture de la Seine. Il est tenté par le journalisme et la politique : il fréquente les milieux socialistes et collabore - sous le nom de plume de Guesde - au Courrier français et au Progrès libéral avant de fonder à Montpellier son journal, Les Droits de l'homme (1870). Emigré politique en Suisse après la répression de la Commune, il participe activement à l’internationale jurassienne. En Italie à partir de 1872, il fréquente Bakounine et les socialistes anarchistes. De retour à Paris (1876), il se veut l’introducteur du marxisme et défend les idéaux du socialisme révolutionnaire collectiviste contre les tendances coopératistes. En 1882 les guesdistes fondent le Parti ouvrier français (POF) né du « Programme du Havre » dicté par Marx à G. Elu député à Roubaix (août 1893), il se fait l’apôtre des revendications ouvrières « minimales » : journée de huit heures, retraites... En 1899, il affirme la spécificité du POF comme « parti de classe » contre le socialisme ministériel incarné par Millerand. En 1901, le POF se fond dans le nouveau parti socialiste de France et en 1905, il est l’un des grands courants de la SFIO, selon les vœux de G. Ministre du gouvernement d’union nationale (1914-1915), ministre d’État de Briand (1915-1916), il démissionne pour raisons de santé et se consacre à l’observation de la révolution bolchevique. Il meurt deux ans après le congrès de Tours, opposé à la scission communiste. Bibliographie : J. Guesde, Textes choisis 1867-1882, 1959 ; C. Willard, Le Mouvement socialiste en France, 1893-1905, les guesdistes, 1965.
Homme politique français. Il devint journaliste à la fin du second Empire. Ses sympathies pour la Commune l'obligèrent à s'exiler en Italie et en Suisse (1871/76). Il prit contact avec Marx et Lafargue et se fit l'introducteur du marxisme en France. En 1879, au congrès de Marseille, il fonda le parti ouvrier français (POF), pourvu d'un programme collectiviste et révolutionnaire à la rédaction duquel avaient collaboré Marx et Engels. Ce parti se heurta à l'hostilité des socialistes « possibilistes », qui se contentaient d'une réalisation progressive de l'idéal socialiste. Guesde lutta avec ardeur contre le mouvement coopératif, contre l'anarchisme, contre l'ouvriérisme et contre la collaboration parlementaire avec les partis bourgeois. Il fut député de Roubaix (1893/98), puis de Lille (1906/22). Au congrès de l'Internationale à Amsterdam (août 1904), Jules Guesde fit triompher ses vues, et c'est sur le programme guesdiste que se fit l'unification du socialisme français en 1905 ; cependant, l'influence de Jaurès l'emporta rapidement, au sein de la SFIO, sur le marxisme orthodoxe des guesdistes. En 1914, Guesde se rallia à l'Union sacrée, et fut ministre sans portefeuille de 1914 à 1916. Au congrès de Tours (1920), il se prononça contre les bolcheviks. Voir SOCIALISME. Le socialisme français jusqu'à la Première Guerre mondiale.
Homme politique français né à Paris en 1845, mort à Saint-Mandé en 1922. Il fut le porte-parole du marxisme en France et créa, avec Lafargue, le Parti ouvrier français (1880) ainsi que le journal L’Égalité. Partisan de la révolution, il se sépara de Jaurès qui acceptait de collaborer avec les ministères bourgeois. Il assuma néanmoins le poste de ministre d’Etat en 1914 et adopta une position nationaliste lors de la Première Guerre mondiale.
GUESDE, Jules Basile dit Jules (Paris, 1845-Saint-Mandé, 1922). Homme politique français. Partisan du marxisme qu'il introduisit en France, il fut, avec Paul Lafargue, le fondateur du Parti ouvrier français (1880). Il s'opposa à Jean Jaurès en rejetant toute alliance avec les partis bourgeois et fit triompher ses idées au congrès d'Amsterdam (1904). Il accepta cependant l'Union sacrée et fut ministre d'État (1914-1916). Voir Millerand (Alexandre), SFIO.
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- JULES GUESDE( 1845-1922) - BIOGRAPHIE
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