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GUERRE DU PACIFIQUE (1941-1945)

La guerre du Pacifique a opposé le Japon aux États-Unis, à l’Angleterre et à l’Australie en Asie orientale. Le Japon, présent en Corée (1910), sur les îles Mariannes, Marshall et Carolines (1918) et en Mandchourie (1931), entre en guerre contre la Chine en 1937. En 1940-1941, les troupes japonaises s’implantent en Indochine française, tandis que le Premier ministre Konoe Fumimaro (conciliant vis-à-vis des États-Unis) cède la place au général Tojo Hideki, un expansionniste qui convoite le pétrole des Indes néerlandaises. Le 7 décembre 1941, dans les îles Hawaii, une attaque aérienne détruit la flotte américaine de Pearl Harbor. L’année 1942 débute par de foudroyants succès japonais : Guam, Wake, Malaisie, Singapour, Indes néerlandaises, Birmanie, Philippines. Cette progression est arrêtée par les Américains en mai 1942 (bataille de la mer de Corail) et en juin (Midway). En août, les marines débarquent à Guadalcanal (archipel des Salomon). Le général Douglas MacArthur et l’amiral Chester William Nimitz (1885-1966) reconquièrent le Pacifique en « saute mouton » (Philippines, octobre 1944), tandis que les Britanniques de l’amiral Mountbatten (1900-1979) libèrent la Birmanie (17 mai 1945). Le Japon, privé de matières premières et de pétrole, pilonné par les raids des B 29 américains, capitule peu après les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki (6 et 9 août 1945).

PACIFIQUE (Guerre du, décembre 1941-août 1945). Ensemble des opérations militaires (aéronavales et amphibies) qui ont opposé, en Extrême-Orient, les États-Unis et le Japon, assistés de leurs alliés. Cette guerre fut provoquée par les ambitions japonaises de domination de l'Asie orientale, qui avaient débuté dès 1931 par l'occupation de la Mandchourie, puis d'une grande partie de la Chine (1937-1940). Inquiets pour leurs intérêts économiques en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique Sud (présence japonaise en Indochine et au Siam en 1941), les États-Unis multiplièrent à l'égard du Japon les décisions agressives (embargo sur les exportations vers le Japon, notamment du pétrole), provoquant, avant même une déclaration de guerre, le bombardement nippon sur Pearl Harbor (décembre 1941). Profitant de la surprise américaine et de l'incapacité des puissance occidentales à défendre leurs colonies, le Japon entreprit en quelques mois la conquête de toute l'Asie du Sud-Est et de la moitié du Pacifique (Birmanie, Malaisie, Singapour, Indonésie, Philippines, îles du Pacifique). La riposte américaine cependant ne tarda pas et, dès mai-juin 1942, les Alliés s'assurèrent de la maîtrise de l'air et des mers par les deux grandes victoires aéronavales de la mer de Corail et de Midway. Conformément à la stratégie arrêtée lors de la conférence de Washington, ils pouvaient désormais progresser par « sauts de puce », d'archipel en archipel, jusqu'à atteindre les côtes les plus proches du Japon, objectif atteint au printemps 1945, avec les bombardements de terreur opérés à partir des îles d'Iwojima et d'Okinawa. Cependant, si les Japonais avaient perdu en 1944 une grande partie de leur flotte au large des Philippines, leurs forces terrestres restaient encore importantes et les avions-suicides (kamikazes) constituaient un risque considérable pour la marine américaine. Afin d'éviter un débarquement sur le territoire japonais, difficile et très meurtrier, le président Truman décida d'employer la bombe atomique, lancée sur Hiroshima et Nagasaki, tandis que l'armée Rouge entrait en guerre contre le Japon. Le 10 août 1945, le Japon capitulait sans condition. La guerre du Pacifique profita presque exclusivement aux Etats-Unis qui occupèrent seuls le Japon avec le proconsulat de Mac Arthur. L'occupation japonaise provoqua aussi le réveil des nationalismes en Asie et accéléra le processus de décolonisation. Voir Guadal-canal.

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