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GROUPES ISLAMIQUES ARMÉS (GIA)

Nés, comme l'Armée islamique du salut (AIS, branche armée du Front islamique du salut), de la confiscation par le pouvoir algérien de la victoire du FIS aux élections législatives de 1991, les GIA ont constitué un des groupes islamistes les plus radicaux. Cette organisation clandestine s'est donné comme but la « réislamisation » de l'Algérie et la lutte contre les « impies » par le terrorisme (assassinats d'intellectuels, d'artistes, de chrétiens, d'islamistes modérés). Fondés autour d'un noyau dur d'anciens combattants de la guerre contre les Soviétiques en Afghanistan, les GIA compteraient quelques milliers de membres, recrutés surtout parmi les jeunes des banlieues déshéritées d'Alger. Leur division en multiples cellules presque autonomes leur a permis d'échapper à la répression policière, tout en continuant à pratiquer une politique de la terreur, désavouée par les islamistes modérés et par une partie importante de la population. Ils ont mené aussi des actions à l'étranger (attentats en France en 1995 et 1996). Face à cette menace, le pouvoir a réagi en armant la population et en créant des Groupes de légitime défense (GLD). Des dissidences au sein des GIA se sont produites en 1996/97, aboutissant à la naissance de nouveaux groupes. L'accession au pouvoir d'Abdelaziz Bouteflika, en mai 1999, fit naître des espoirs de paix, mais seule l'AIS a répondu à la loi sur la concorde civile en déposant les armes. À la fin de l'année 2000, les massacres ont repris.

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