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George IV (Londres 1762-Windsor 1830) ; roi de Grande-Bretagne et d'Irlande [1820-1830].

George IV (Londres 1762-Windsor 1830) ; roi de Grande-Bretagne et d'Irlande [1820-1830].

Le prince de Galles G. mène une vie débauchée et scandaleuse. Il incarne le type du « dandy » et aime se faire appeler « Premier gentleman d'Europe ». Marié en 1785 secrètement et illégalement à Maria Fitzherbert, il doit, pour couvrir ses immenses dettes, épouser en 1795 la princesse Caroline de Brunswick qui correspond mieux à son rang. Conformément à la tradition des précédents rois anglais de la maison de Hanovre, il entre en conflit ouvert avec son père et s'allie à l'opposition whig menée par Fox. Mais lorsqu'il est appelé à la régence en 1811 par suite de la démence incurable de George III, il abandonne le pouvoir aux tories, avec comme principaux ministres Castlereagh et Wellington. Il refuse à Napoléon Ier l'asile que celui-ci lui demande et le fait déporter à Sainte-Hélène. La mort de son père lui donne le titre de roi, mais il ne participe guère aux grands événements politiques de son époque. Il ne réussit pas non plus à maintenir la position que George III avait reconquise dans le gouvernement du pays. Il doit consentir contre sa volonté à la nomination de Canning comme ministre des Affaires étrangères en 1822 et à l'émancipation des catholiques en 1829. Par le scandaleux procès en divorce intenté contre son épouse, le roi, déjà impopulaire, se discrédite complètement.

GEORGE IV (Londres, 1762-Windsor, 1830). Roi de Grande-Bretagne et d'Irlande, roi de Hanovre (1820-1830). Il accorda l'émancipation aux catholiques malgré son conservatisme, mais discrédita le prestige de la couronne par sa vie privée et ses démêlés conjugaux. Régent à la fin du règne de son père George III (devenu dément), il ne prit le titre de roi qu'en 1820. Bien que libéral lorsqu'il était prince de Galles, George IV s'entoura de ministres tories et encouragea une politique conservatrice, menée principalement par Castlereagh et Wellington. Il acheva la lutte contre Napoléon Ier, lui refusant l'asile et décidant sa déportation à Sainte-Hélène, et édicta de nombreuses lois limitant la liberté d'expression. Cependant, il prit un ministre modéré, Canning, et accorda aux catholiques les mêmes droits qu'aux protestants, leur autorisant notamment l'accès à la fonction publique. Marié une première fois, secrètement et illégalement, à une catholique, il épousa en secondes noces (1795) sa cousine Caroline de Brunswick, dont il divorça après un procès scandaleux. Voir Catholic Relief Bill, Test (Bill du), Whigs et tories.

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