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Gengis-khan (1167?-1227).

Gengis-khan (1167?-1227).

Premier conquérant mongol, Temoudjin -tel est son nom d'origine - naît vraisemblablement en 1167 dans le clan mongol des Kiyat (« les Torrents ») qui nomadisait dans les hautes vallées du Keroulen et de l'Onon. Son père, Yesugeï le « Bahadour » (le Brave), a réussi à grouper sous sa direction plusieurs clans de Mongolie orientale, mais lorsqu'il meurt, assassiné par un chef tatar (v. 1177), le jeune Temoudjin est abandonné par la plupart des clans et réduit à se défendre, dans des conditions difficiles. Un moment prisonnier des Taïdjioutes, il s'échappe, épouse la fille du khan des Khonghirat, et obtient la protection du puissant Togril, chef des Turcs Keraïtes qui dominaient la Mongolie centrale et étaient en contact, par les routes caravanières, avec les civilisations sédentaires d'Asie occidentale. Grâce à cet appui, Temoudjin réussit à s'imposer aux tribus mongoles. Puis il se tourne contre les Keraïtes et écrase leurs voisins septentrionaux, les Naïmans, qui vivaient entre l'Orkon et l'Altaï. Au printemps 1206, lors d'une grande assemblée qui réunit les chefs de clan aux sources de l'Onon, Temoudjin est reconnu comme « souverain universel », ou Gengis-khan. Il reprend alors la tradition conquérante que les Turcs avaient incarnée avant les Mongols, s'attaquant successivement aux pays de civilisation sédentaire de l'Est et de l'Ouest. En 1211 commence la conquête de la Chine du Nord, alors gouvernée par les Toungouses, et qui devait s'étendre jusqu'en 1237. G. y fait deux campagnes, puis y laisse ses lieutenants pour rentrer en Mongolie (1216). Il se tourne alors vers l'Ouest du côté du Turkestan, où les Karakitaï avaient accueilli un chef Naïman. En 1218 tous leurs territoires - Turkestan, Afghanistan, Perse - sont parcourus et superficiellement conquis. À partir de 1219, le Syr Daria franchi, les riches oasis de Transoxiane (Samarkande, Boukhara), alors dominées par l'Empire musulman du Khwarezm, sont conquises, et la Russie méridionale atteinte. G. repart vers l'est et meurt en 1227. Bibliographie : R. Grousset, Le Conquérant du monde : vie de Gengis Khan, 1983 ; M. Hoang, Gengis Khan, 1988 ; J.P. Roux, Histoire de l'Empire mongol, 1993.

GENGIS KHAN (Delün Boldaq, v. 1167-Gingshin, 1227). Khan des Mongols (1206-1227). Gengis Khan (qui signifie « chef suprême ») fut l'un des plus grands conquérants de l'Histoire et le fondateur de l'Empire mongol. Remarquable organisateur, chef d'une armée de cavaliers et d'archers redoutables, il est aussi resté célèbre pour sa cruauté. Chef d'un clan d'Asie centrale, il l'emporta sur tous ses rivaux, unifia sous son autorité toutes les tribus mongoles puis entreprit la conquête de la Chine du Nord. Après une lutte difficile, Pékin fut enfin pris (1215), livré au pillage et au massacre. Il s'empara ensuite du Turkestan oriental (à côté de la mer Caspienne), de l'Afghanistan et de l'Iran oriental (1216-1223). Mais dans les pays de civilisation musulmane, ses conquêtes s'accompagnèrent d'atrocités et de terribles destructions. Après la mort de Gengis Khan, son empire fut partagé entre ses quatre fils. Voir Song (Dynastie).

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