GARDE NATIONALE
GARDE NATIONALE. Nom donné en France à une milice de citoyens, créée à Paris en juillet 1789 afin d'assurer le maintien de l'ordre et la défense des droits constitutionnels. Dirigée par La Fayette, recrutée parmi les citoyens actifs (qui payaient des impôts), la garde nationale bascula dans le camp des révolutionnaires après la déchéance de Louis XVI (1792). Mise en veilleuse sous le Consulat, elle joua sous l'Empire un rôle militaire épisodique puis redevint, avec la Restauration monarchique, l'armée de la bourgeoisie. Gagnée cependant aux idées libérales, elle fut dissoute sous Charles X et participa à la révolution de 1830, mais sur les barricades. Reconstituée sous Louis-Philippe Ier, elle fut le soutien de la monarchie de Juillet et réprima sévèrement les insurrections populaires de 1832, 1834, participant, de concert avec l'armée, à l'écrasement des barricades ouvrières de juin 1848. Contrôlée par les préfets qui veillèrent à son recrutement, elle devint sous le Second Empire une milice sédentaire, sans influence politique. En 1871, elle prit la défense de la Commune de Paris et participa aux combats contre les Ver-saillais. Thiers décida sa dissolution définitive en août 1871.
Liens utiles
- Anastasio Somoza Garcia1896-1956Il fonde son pouvoir sur la garde nationale créée avec l'appui des États-Unis pour rétablirl'ordre dans le pays.
- HULIN, Pierre Augustin, comte (1758-1841)Capitaine de la garde nationale de Paris, il s'illustre lors de la prise de la Bastille, mais est emprisonné sous la Terreur pour modérantisme.
- MARCEAU, François Séverin Marceau-Desgraviers, dit (1er mars 1769-21 septembre 1796) Général Entré en 1789 dans la Garde nationale, il en est très vite le lieutenant-colonel.
- Commentaire QPC Garde à vue, n° décision n°2010-4-22 du 30 juillet 2010
- Depuis les temps anciens jusqu'aux tentatives de l'avant-garde, la littérature s'affaire à représenter quelque chose. Quoi ? Je dirai brutalement : le réel. Le réel n'est pas représentable et c'est parce que les hommes veulent sans cesse le représenter par des mots, qu'il y a une histoire de la littérature [...] ou pour mieux dire des productions de langage, qui serait l'histoire des expédients verbaux, souvent très fous pour réduire, apprivoiser, nier, ou au contraire assumer ce qui e