GANGE
GANGE (en sanskrit Ganga), fleuve sacré par excellence de tous les hindous, un des plus importants pèlerinages, particulièrement dans les villes saintes qui le bordent, la plus importante étant Bénarès. Il fait partie des divinités du panthéon brahmanique : c’est la déesse Ganga descendant d’une grotte glacée de l'Himalaya, la montagne sainte (le Kailassa) dont elle est la fille. Ses eaux sont à tel point sacrées qu’elles peuvent purifier de tous les péchés. Tout son parcours est un lieu de pèlerinage constant. On boit ses eaux précieuses, on en emporte des flacons, on s’y baigne, et le rêve de tout bon hindou est d’y mêler ses cendres, s’il peut venir mourir sur ses rives, et s’y faire incinérer. Les Purana affirment ses vertus merveilleuses et assurent que suivre le cours du fleuve depuis Gangotri jusqu’au delta procure des félicités inestimables.
GANGE. Fleuve principal du nord de l'Inde (3 090 km). Il prend sa source dans l'Himalaya et se jette dans le golfe du Bengale par un vaste delta. Fleuve sacré dans la religion hindoue, c'est le plus vénéré des fleuves de l'Inde. Voir Bénarès, Hindouisme.
Les hindous boivent-ils l'eau du Gange ?
Non. Pour les hindous, c’est un fleuve sacré. Pour les géographes, un fleuve puissant du nord de l'Inde long de plus de 2 700 km. Le Gange est gage de fertilité pour le sol mais surtout de régénération pour qui se baigne dans ses eaux... Il est associé à l’image de Bénarès, qui compte près de 1 500 temples dédiés aux dieux hindous. Capitale religieuse de l'hindouisme, la cité attire des pèlerins depuis plusieurs millénaires. Un million par an encore aujourd’hui. De vastes escaliers, les ghats, permettent d’accéder aux eaux purificatrices où les pèlerins se livrent à des ablutions rituelles. Souvent la fumée des bûchers funéraires plane sur les rives car la tradition enseigne qu’il est bénéfique d'y être incinéré. Le Gange fascine les Occidentaux en mal de spiritualité. En 1937, Lanza del Vasto part y rencontrer des sages hindous. Il en tire un best-seller intitulé Pèlerinage aux sources. Pour cet écrivain mystique, le Gange est la voie royale pour percer les secrets de l’Inde. Encore faut-il abandonner son costume européen. « Quant à l'étranger qui demeure placé sous la cloche de son casque colonial, je soutiens qu'il ne peut pas connaître les Hindous : il peut rester ici trente ans, pour gouverner ou trafiquer, pour s'amuser ou pour s'instruire, quelque sagace observateur qu'il soit, il partira sans les connaître, pour la simple raison qu'il ne lui aura pas été donné de les voir. Le plus souvent il restera parqué avec d'autres étrangers comme lui ou réduit à la compagnie de ses seuls domestiques. Du vaste et mystérieux pays, millénaire et sans histoire, il jugera d'après les réactions de son valet de chambre. » Lanza del Vasto avait choisi de partir seul et pieds nus.