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FINALITÉ

FIN

FINALITÉ FINALISME 1. Fin : - Terme, limite (le commencement puis la fin). But vers lequel on tend. Les fins sont distinguées des moyens par lesquels on entreprend de les réaliser car pour une même fin on peut employer des moyens différents et moralement opposés : par exemple, pour avoir de l'argent (fin), on peut travailler (moyen) ou voler (moyen). 2. Finalité : - Caractère de ce qui a une fin (la finalité des mesures prises est de faire régner la discipline, dit le directeur). On peut distinguer une finalité interne à un être (par exemple, la vie d’un organisme) et une finalité externe (par exemple, la survie de l’espèce pour les animaux). Mais l’idée de finalité externe introduit le problème de savoir s’il existe des fins dépassant les individus ; ce qui conduit au finalisme, voir ci-dessous. 2. Finalisme : - Toute doctrine qui admet l’existence d’une finalité supérieure de l’univers, finalité venant de la volonté d’un dieu ou d’une force suprême (les fins de Dieu sont impénétrables, disent les croyants pour signifier que l'univers a un sens même si ce sens échappe à l’homme). Les doctrines qui s’opposent au finalisme sont des doctrines de l’absurde pour lesquelles le monde n’a pas de sens prédéterminé. - Toute explication par les fins (dire « l’œil est fait pour voir » est une explication finaliste). S’oppose au mécanisme qui propose des explications par les causes (dans l’exemple précédent le mécanisme dira « l’œil voit parce qu’il est constitué de tels organes et obéit à telles lois »).  

FINALITÉ, (ou téléologie). n.f. Caractère de ce qui est ordonné à une fin. La finalité est externe si elle a pour fin un être autre que celui qui est alors considéré comme un moyen (le vêtement pour l'homme) ; elle est interne quand elle a pour fin l'être, dont les parties sont les moyens en vue du tout (l'organisme vivant, dont toutes les parties concourent à la vie). La finalité est immanente quand elle résulte du développement naturel de l'être (c’est l'essence au sens aristotélicien : ce que la chose a à être) ; elle est transcendante quand elle résulte d'une action externe, par exemple la sélection artificielle. Le principe de finalité énonce que « la nature ne fait rien en vain » (Aristote).

FIN, FINALISME

Le mot fin provient du latin finis, qui a déjà le double sens de but et de limite. Cessation d’un phénomène ou limite spatiale d’un objet, qui implique son déploiement complet (fin d’un acte, d’une pièce de théâtre). Ce pourquoi quelque chose existe ou est fait ; c’est le but que vise un acte ou, par analogie, la fonction d’un organe ou ce à quoi tend un comportement animal.

♦ Kant nomme fin en soi la fin absolue et inconditionnelle qui s’impose à la volonté morale dans la mesure où l’homme réalise en lui la nature raisonnable.

♦ Le finalisme désigne toute doctrine qui attribue à la finalité un rôle majeur dans l’explication de l’univers (y compris historique), en insistant soit sur la réalité des causes finales, soit sur leur importance dans les êtres vivants (vitalisme), soit sur l’antériorité de la tendance sur l’action mécanique (volontarisme).

FINALITÉ

Fait de tendre vers un but et d’aménager les moyens pour l’atteindre.

♦ Dans sa première analyse de la finalité, Aristote y distingue trois domaines : la finalité physique (le vivant agit en vue de quelque chose), la finalité « technique » (qui détermine par exemple les gestes du menuisier en fonction du meuble qu’il a en vue de construire) et la finalité pratique ou morale (la fin de la morale, c’est le bonheur).

♦ Condamné par Bacon et Descartes, le concept resurgit chez Kant pour être considérablement enrichi. Kant, remarquant qu’Aristote n’envisage que la convenance de certains moyens à une fin, rassemble les trois secteurs sous l’appellation de finalité externe ou extrinsèque, à laquelle il adjoint une nouvelle forme de finalité : interne ou intrinsèque, résidant cette fois dans l’articulation des parties d’un tout les unes aux autres. Cette finalité interne n’est plus rapport de moyen à fin en vue d’un aboutissement, elle est rapport des parties à l’intérieur d’un système. Elle trouve à s’exercer par excellence dans l’œuvre d’art et dans l’organisme vivant. On peut ainsi la qualifier - notamment à propos du beau - de finalité sans fin, puisqu’elle n’y correspond ni à un intérêt sensible ni à un intérêt rationnel

A partir de cette analyse kantienne, il est devenu classique d’opposer l’objet technique - où domine la finalité externe puisqu’il est fabriqué pour servir à quelque chose - à l’objet esthétique, où c’est la finalité interne qui est première pour que l’œuvre soit cohérente et donne l’impression de ne pouvoir être modifiée.

finalité, caractère de ce qui a un but. — Une explication par la finalité, ou explication finale, explique une action par sa fin, son intention. Elle s'oppose à l'explication causale, qui explique ce qui est par ce qui précède : l'explication finale nous dit « en vue de quoi » un événement se produit; l'explication causale, « par quels intermédiaires » il s'est produit. La finalité, qui est souvent anthropomorphique, trouve cependant un usage positif en biologie et en psychologie, où il est impossible d'isoler un élément de la totalité (de l'organisme ou du psychisme) à laquelle il appartient : la psychanalyse explique un rêve par sa fin, son but, son « intention » ; de même que l'on explique l'existence du « foie », par exemple, par sa fonction dans l'organisme. Pour les événements de la nature, l'explication finale par une intention reste une explication de type « magique ».

FINALITE PSYCHIQUE. Adler considère la vie psychique comme mue par la finalité. Elle dicte à toutes les manifestations partielles de l’âme (rêves, souvenirs, projets d’avenir, etc.) leur caractéristique spécifique. Dès les premières années de la vie, sous l’effet d’une prise de conscience de son équipement constitutionnel, sous l’influence de facteurs d’environnement et grâce à sa créativité, l’être humain élabore un style de vie qui façonne la personnalité. Le style de vie a ses particularités spécifiques qui distinguent un être humain d’un autre. Cette caractéristique est avant tout définie par la finalité. Contrairement à d’autres écoles de la psychologie des profondeurs, Adler attache moins d’importance aux causes semblant déterminer les manifestations psychiques qu’à l’intention, au projet, à l’effort tendu vers un but, à la finalité qui les suscitent.



Fin, finalisme

Du latin finis, «limite», «terme», «but» (traduit le grec telos, qui a donné le français téléologie). - Fin: limite spatiale, cessation d’un phénomène. - Ce pour quoi une chose est ou existe (synonyme : cause finale). - Finalisme : doctrine selon laquelle tout ce que la nature produit existe en vue d’une fin. • La fin, ou « cause finale », est, parmi les quatre causes identifiées par Aristote, celle qui joue le plus grand rôle dans la sphère du vivant : « Dieu et la Nature ne font rien en vain ». • Spinoza critique sévèrement le préjugé selon lequel tout, dans la nature, aurait été créé en vue d'une fin. Pour lui, Dieu (ou la nature) agit avec la même nécessité qu'il existe. Mais parce les hommes agissent eux-mêmes en vue d'une fin (l'utile qu'ils désirent), ils ont tendance à « considérer toutes les choses existant dans la nature comme des moyens à leur usage ».

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