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Fernan Gonzalez ; premier comte de Castille indépendant du Leon [932-970].

Fernan Gonzalez ; premier comte de Castille indépendant du Leon [932-970]. Parmi les comtes qui dépendent du roi de Leon, le plus puissant souverain chrétien d'Espagne aux côtés de la Navarre et de la Marche dominée par les comtes de Barcelone, F. est celui dont le nom est lié pour toujours à l'essor politique de la Castille. Il n'est pas facile de donner une idée de sa personnalité, dont la légende s'est vite emparée, faisant de lui le champion de l'indépendance de la Castille ; une énergie inépuisable, des talents de politique et de guerrier en sont indubitablement la source, même s'ils ont été favorisés par la situation politique de la péninsule Ibérique. La Castille, qui, à l'origine, s'appelait Vardulie (Vardulia, c'est-à-dire le pays des Vardules), n'a reçu son nom, qu'elle doit aux châteaux (castillo) forts érigés pour lutter contre les Maures, qu'au cours de la progression des petits royaumes chrétiens du Nord. Jusqu'au milieu du Xe siècle environ, elle reste divisée en une série de petits comtés, que F., beau-frère du roi des Asturies Ramiro II [931-950], réussit à unifier sous son pouvoir, avec le titre de cornes totius Castellae. Mais F. ne pourra s'assurer son indépendance de fait par rapport au Leon qu'après la mort de Ramiro II : les successeurs de celui-ci [Ordono III, 950-955 ; Sanche Ier, 955-958 et 960-967; Ordono IV, 958-960; Ramiro III, 967-982 ; les trois derniers ayant connu la déposition] sont en effet moins énergiques que lui ; mais, surtout, les chrétiens sont en butte au califat de Cordoue (proclamé en 929), qui connaît alors son apogée intellectuelle et artistique, et redresse sa position militaire grâce aux campagnes victorieuses du calife Abd el-Rahman (à peine interrompue par la victoire chrétienne de Simancas, 939) et de brillants généraux, Galib [968], Al-Mansour [981-1002] et son fils Abd el-Malik [1003-1008].

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