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FAVRE (JULES)

Homme politique français né à Lyon en 1809, mort à Versailles en 1880. Avocat de grand renom, il fut appelé comme secrétaire général au ministère de l'intérieur en 1848. Élu à l'Assemblée constituante en 1848, puis à l'Assemblée législative en mai 1849, il fut l'un des chefs du groupe des républicains modérés et s'opposa au régime impérial après le coup d'État de 1851. Hostile à l'expédition du Mexique (1861), puis à la guerre franco-prussienne (1870), il prit une part déterminante, après la défaite, à la journée du 4 septembre qui entraîna la chute de Napoléon III. Nommé vice-président du gouvernement de la Défense nationale et ministre des Affaires étrangères sous la présidence de Thiers, il fut chargé de négocier le traité de Francfort (1871) qui mettait fin à la guerre. (Académie française.)

Favre, Jules (Lyon 1809-Versailles 1880) ; avocat et homme politique français.

Député doté d’une brillante éloquence, F. appartient au camp républicain modéré à l’Assemblée nationale de 1848 à 1851. Sous le Second Empire, il reste fidèle à ses convictions républicaines et tente d’organiser l’opposition à Napoléon III. Entre 1857 et 1863, il est un des cinq députés républicains du Corps législatif. Il se tient en retrait lors de la phase libérale de l’Empire. Mais après la défaite de Sedan, il prend aussitôt la tête du mouvement républicain, dans le but à vrai dire de détruire sa direction radicale. Fidèle à la tradition révolutionnaire, il œuvre habilement à la fondation de la république en conduisant les députés à l’Hôtel de Ville de Paris dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870. En même temps, il pousse à la formation d’un gouvernement provisoire de défense nationale excluant les éléments révolutionnaires (Blanqui, Flourens). Cette tactique est couronnée de succès mais porte aussi en germe le soulèvement de la Commune. F. reçoit le portefeuille des Affaires étrangères et s’efforce de conclure un armistice, qu’il signe le 28 janvier 1871 sous la pression des défaites militaires après de longues hésitations (compte tenu des revendications territoriales de Bismarck). Comme ministre de Thiers, il doit également négocier le traité de paix de Francfort. Déçu et amer, il démissionne le 2 août 1871 et se retire de la vie politique.

Bibliographie : M. Reclus, Jules Favre, 1912 ; A. Lambert, Jules Favre. Le siège de Paris, 1965.

FAVRE, Jules (Lyon, 1809-Versailles, 1880). Homme politique français. Il négocia avec Bismarck l'armistice du 28 janvier 1871 après la guerre franco-allemande de 1870-1871, et le traité de Francfort. Député à l'Assemblée constituante (avril 1848) et à l'Assemblée législative (mai 1849), il devint avec Léon Gambetta l'un des chefs de l'opposition républicaine sous le Second Empire et défendit Orsini en 1858. Favre prit une part active à la journée révolutionnaire du 4 septembre 1870 qui mit fin, après la défaite de Sedan, au Second Empire. Ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de la Défense Nationale, il refusa tout d'abord les exigences de Bismarck (entrevue de Ferrières, septembre 1870) puis, après le siège de Paris par les Prussiens, fut contraint de signer l'armistice. Resté ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Thiers, il négocia à ce titre le traité de Francfort (10 mai 1871) et démissionna peu après. Favre publia ses souvenirs : Le Gouvernement de la Défense nationale (1871-1875). Voir Commune de Paris.

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