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EUDES

Comte de Paris, puis roi de France, né vers 860. Il était le fils aîné de Robert le Fort. Il défendit Paris contre les Normands et remporta sur eux la victoire de Montfaucon (885). Après la déposition de Charles III le Gros, il prit le pouvoir (888) mais eut à combattre les grands du royaume. Mort en 898.

Comte de Paris et de Troyes, puis roi de France (888/98). Fils aîné de Robert le Fort, ancêtre de Hugues Capet confirmé à la mort de son père dans le titre de dux Francorum par le roi Charles le Gros, il se distingua par sa défense de Paris contre les Normands (885/87). Après la déposition de Charles le Gros (887), il fut désigné comme roi par les grands vassaux (888). Mais quelques années plus tard, il dut lutter contre le Carolingien Charles le Simple et finit par traiter avec lui, lui abandonnant tout le pays entre le Rhin et la Seine, cependant qu'il se réservait Paris et la France occidentale ; il reconnut Charles pour successeur.

Eudes II de Blois-Champagne (v. 983-1037) ; comte de Blois [995-1037] et comte de Champagne [1021-1037].

Fils d’Eudes Ier, comte de Blois [975-995] et de Berthe, fille de Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne (ensuite remariée v. 996 avec le roi de France Robert le Pieux), E. est élevé à la cour capétienne. Dès 999, il s’empare du château de Melun, mais, battu par Robert le Pieux et Richard II, duc de Normandie, il doit se retirer à Blois. Lié par la naissance, puis par ses divers mariages à de grandes familles, il met à profit, tout au long de sa vie, diverses opportunités pour tenter de s’emparer (d’une manière désordonnée et mégalomane) de divers titres ou terres, tandis que l’enchevêtrement de ses possessions originelles (Tours, Langeais, Saumur...) et de celles du comte d’Anjou cause nombre de conflits avec ce dernier. En 1005, après le décès de sa première femme Mahaut, sœur du duc de Normandie, il refuse de restituer le comté de Dreux (qui constituait la dot de la défunte) ; la guerre qui suit, marquée par l’appel de Richard aux Scandinaves, s’achève par la médiation du roi. E. entre une première fois en conflit avec Foulque Nerra, comte d’Anjou (1007), est battu, mais, profitant du départ de ce dernier en Terre sainte (1009), reprend le combat. En 1012, Foulque s’empare d’Amboise, après avoir échoué devant Saumur. Un nouveau conflit entre les deux maisons se termine par la grave défaite d’E. à Pontlevoy (juill. 1016). A la mort d’Etienne Ier, comte de Troyes et de Champagne, E., lointain parent du défunt, revendique l’héritage, dont il est investi en 1021 par le roi, qui lui confère aussi le titre de comte palatin. Il s’en prend rapidement aux possessions du duc de Lorraine et du comte de Toul, ce qui entraîne sa condamnation par le plaid de Verdun, réuni à l’instigation de l’empereur Henri II (sept. 1023). En juillet 1024, à la mort d’Henri II, E. se voit offrir la couronne impériale par des aristocrates italiens (opposés à Conrad II le Salique) et l’accepte, tout en restant en Touraine, afin de contrer une nouvelle offensive angevine. En 1031, à la mort de Robert le Pieux, il s’engage aux côtés des grands révoltés et soutient Robert, troisième fils du défunt, contre Henri Ier. En 1032, E. brigue la succession de Rodolphe III, roi de Bourgogne, s’empare de Vienne, de Neuchâtel et de Morat et prend le titre royal ; il est même couronné à Lyon (août 1034). Enfin, après avoir assiégé Toul et pris Bar-le-Duc, il est battu et tué par les troupes impériales lors de la bataille d’Honol, entre Bar-le-Buc et Verdun (nov. 1037).

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