DORGELÈS Roland
DORGELÈS Roland
1885-1973
Romancier, né à Amiens. Il suit d’abord les cours de l’École des beaux-arts et fréquente longtemps les milieux de peintres et d’écrivains de Montmartre à sa meilleure époque. Aux côtés de Francis Carco et de Mac Orlan, Dorgelès restera toujours comme une des plus populaires « figures » de ces années fécondes et joyeuses. Engagé volontaire dans l’infanterie en 1914, et blessé, il demande à être versé dans l’aviation ; de cette expérience, il tire un livre de nouvelles, Le Cabaret de la Belle Femme (1919), et son chef-d’œuvre romanesque, Les Croix de bois (1919), livre sobre, et d’autant plus bouleversant. Parallèlement à son activité de romancier (depuis Saint-Magloire, 1922, jusqu’au Marquis de la Dèche, 1971), il édifie une œuvre de mémorialiste aussi précieuse pour l’historien que savoureuse pour le lecteur: Le Château des brouillards (1932), Bouquet de bohème (1947), Au beau temps de la Butte (1963), Images (posthume, 1976).
Liens utiles
- Arland, Marcel Dorgelès, Roland Green, Julien
- 1888, Jack l’éventreur et les fantasmes victoriens de Roland Marx (1987), fiche de lecture
- La chanson de Roland (vers 1170), laisses CXLVII à CXLIX
- Depuis les temps anciens jusqu'aux tentatives de l'avant-garde, la littérature s'affaire à représenter quelque chose. Quoi ? Je dirai brutalement : le réel. Le réel n'est pas représentable et c'est parce que les hommes veulent sans cesse le représenter par des mots, qu'il y a une histoire de la littérature [...] ou pour mieux dire des productions de langage, qui serait l'histoire des expédients verbaux, souvent très fous pour réduire, apprivoiser, nier, ou au contraire assumer ce qui e
- Roland.