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Couthon, Georges (Orcet 1755-Paris 1794) ; révolutionnaire français.

Couthon, Georges (Orcet 1755-Paris 1794) ; révolutionnaire français.

Après des études de droit, il devient avocat à Clermont-Ferrand. Désintéressé, il se met au service des déshérités : dans le même temps il adhère à une loge maçonnique dont il devient l'orateur. Malgré une paralysie évolutive des deux jambes son activité ne cesse de croître : il est président du tribunal de Clermont en 1789, député à l'Assemblée législative en septembre 1791 puis siège en tant que Montagnard à la Convention. Il entre au Comité de salut public (juill. 1793) où avec Robespierre et Saint-Just il forme le triumvirat. Il s'occupe de politique générale : il défend le monde paysan, fait abolir sans indemnité les droits féodaux, vote la mort de Louis XVI, contribue au renversement des hébertistes (ultrarévolutionnaires). de Danton et de ses partisans (les Indulgents). Parmi ses missions, celle de Lyon, où il succède à Collot d'Herbois, fut la plus importante (oct. 1793) : il étouffe l'insurrection fédéraliste et royaliste et reprend la ville avec détermination mais aussi modération : il refuse d'appliquer les décrets de la Convention ordonnant la destruction totale de la cité. Il contribue également à faire adopter la loi du 22 Prairial (10 juin 1794) qui réorganise le Tribunal révolutionnaire. Fervent partisan de la Terreur, il est arrêté le 9 Thermidor (27 juill. 1794) avec Robespierre et Saint-Just. Le lendemain il est guillotiné sur la place de la Révolution.

Bibliographie : G. Couthon (22 décembre 1755-18 juillet 1794), Colloque de Clermont-Ferrand et Orcet, 5-6 déc. 1981 ; Annales d'histoire de la Révolution française, n° 252, 1983.

COUTHON, Georges (Orcet, Puy-de-Dôme, 1755-Paris, 1794). Homme politique français. Républicain, ami de Robespierre et de Saint-Just, il joua un rôle important au sein du Comité de Salut public, accentuant en particulier la Terreur en réorganisant le Tribunal révolutionnaire. Avocat à Clermont-Ferrand, puis président du tribunal de cette ville (1789), paralysé depuis 1788, Couthon siégea à l'extrême gauche de l'Assemblée législative en 1791. Proche de Robespierre dont il partageait entièrement les opinions, il fut réélu comme montagnard à la Convention nationale (1792), contribuant à la chute des girondins, puis entra au Comité de Salut public (juillet 1793). Représentant en mission chargé, avec Fouché et Collot d'Herbois, de réprimer l'insurrection fédéraliste et royaliste de Lyon (fin août-début septembre 1793), il refusa, contrairement aux voeux de la Convention, de détruire la ville et fut accusé d'être un modéré. Élu président de l'Assemblée (décembre 1793), il lutta cependant avec une sévérité extrême contre les ultra-révolutionnaires (hébertistes) et les Indulgents (dantonistes). Il fit surtout voter la plus sévère des lois terroristes (10 juin 1794) qui réorganisait le Tribunal révolutionnaire, supprimant défenseurs et témoins. Décrété d'arrestation avec Robespierre le 9 Thermidor (27 juillet 1794), il fut exécuté.

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