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Correspondances (théorie des)

Correspondances (théorie des) Théorie selon laquelle un monde invisible et mystérieux correspond au monde visible. Cette dualité explique les correspondances que nous percevons entre différentes sensations. Cette théorie, formulée en particulier par Swedenborg (Suède, 1688-1772), a été reprise par Baudelaire dans « Correspondances », l’un des premiers poèmes des Fleurs du Mal. Dans ce poème, Baudelaire attire l’attention sur les correspondances qui existent entre nos différentes sensations (« Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants ») ou entre des sensations et des atmosphères (« Et d'autres corrompus, riches et triomphants »). Pour lui, comme pour Swedenborg, des éléments qui, sauf circonstances exceptionnelles, nous apparaissent distincts, sont étroitement imbriqués dans le monde invisible (« Dans une ténébreuse et profonde unité »). Le mot « synesthésie » est utilisé pour parler des correspondances entre les différents ordres de sensations. Des expressions courantes (« un vert acide ») ou poétiques (« l’angélus bleu ») se rattachent à ce domaine des synes-thésies. CORRESPONDANCE En mathématique et en logique, c’est la relation générale qui unit chaque élément d’un ensemble A à un ou plusieurs éléments d’un autre ensemble B. Elle est qualifiée d’univoque si à tout élément de A ne correspond qu’un seul élément de B, et de réciproque ou bi-univoque si tout élément de B correspond à un élément de A et un seul. CORRESPONDANCE (n. f.) 1. — Rapport entre deux termes appartenant ou non au même domaine (ce rapport peut être quelconque : causalité, analogie). 2. — (Math.) Syn. application. 3. — Théorie des correspondances : doctrine selon laquelle l’univers est composé de différents ordres dont les éléments se correspondent (Swedenborg).

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