CONFÉDÉRATION GERMANIQUE
Confédération formée le 8 juin 1815 par trente-neuf États allemands (principautés souveraines et villes libres). Elle avait pour objet « le maintien de la sécurité extérieure et intérieure de l'Allemagne, de l'indépendance et de l'inviolabilité des États confédérés ». Elle déçut les espérances du nationalisme allemand qui s'était affirmé dans les « guerres de libération » contre Napoléon, car elle constituait, comme l'avait voulu Metternich, non pas une union du peuple allemand, mais une association de souverains indépendants. Certains de ces souverains étaient même des étrangers : le roi d'Angleterre faisait partie de la Confédération comme roi de Hanovre ; le roi de Danemark, comme duc du Holstein, du Schleswig et du Lauenburg ; le roi des Pays-Bas, comme grand-duc du Luxembourg. En revanche, de toutes les possessions de l'empereur d'Autriche et du roi de Prusse, seules étaient incluses dans la Confédération germanique celles qui avaient jadis fait partie du Saint Empire, dissous en 1806, ce qui excluait la plus grande partie de l'empire des Habsbourg et du royaume de Prusse.
La Diète confédérale, siégeant à Francfort, n'était qu'un congrès d'ambassadeurs des États membres, sans pouvoirs pour imposer une politique commune. La Constitution confédérale ne pouvait être révisée que par un vote unanime de la Diète. La présidence exercée par l'empereur d'Autriche n'était guère plus qu'honorifique. L'armée fédérale - 300 000 hommes - n'avait ni instruction ni organisation communes permanentes. La tentative menée en 1848/49 par le Parlement de Francfort pour transformer la confédération germanique en un État fédéral national aboutit à un échec. À partir de 1850, elle fut le théâtre de l'antagonisme croissant entre l'Autriche et la Prusse. Au début de la guerre austro-prussienne de 1866, l'Autriche obtint la mobilisation de l'armée fédérale contre la Prusse (14 juin 1866). Les troupes fédérales furent bousculées par l'armée prussienne, qui remporta sur les Autrichiens la victoire décisive de Sadowa. Bismarck jeta sans tarder les bases d'une nouvelle Confédération de l'Allemagne du Nord, fortement unie autour de la Prusse, et, par la paix de Vienne (23 août 1866), l'Autriche dut reconnaître la dissolution de la Confédération germanique.
CONFÉDÉRATION GERMANIQUE (DEUTSCHER BUND). Nom donné à la Confédération issue du congrès de Vienne (1815), et groupant 39 États allemands. Elle fut l'oeuvre du chancelier autrichien Metternich qui souhaitait en Allemagne une association de souverains indépendants afin d'éviter la formation d'une unité allemande contre l'Autriche. La Confédération déçut les espoirs des libéraux comme ceux des nationalistes. Présidée par l'empereur d'Autriche dont le pouvoir n'était qu'honorifique, la Confédération possédait un seul organe fédéral, la Diète, qui, sans pouvoir réel, ne pouvait imposer une politique commune. Dominée à partir de 1850 par la rivalité austro-prussienne, la Confédération germanique fut dissoute en 1866, lorsque la Prusse l'emporta définitivement sur l'Autriche. Voir Bismarck (Otto von), Confédération du Rhin, Sadowa.
Liens utiles
- Carloman de Bavière828-880Fils aîné de Louis le Germanique, il fut chargé en 856 d'administrer les Marches orientales duregnum Francorum : son action s'exerça surtout contre la Moravie.
- Traité de VerdunPar ce traité signé le 11 août 843, le partage de l'empire entre Lothaire,Louis le Germanique et Charles le Chauve est consacré.
- BundesratAssemblée législative de la Confédération de l'Allemagne, créée par laConstitutin du 16 avril 1871.
- Serments de Strasbourg (842)Dans le cadre du règlement de la succession de l'empire deCharlemagne, les fils de Louis le Débonnaire, Charles le Chauve etLouis le Germanique, s'unissent contre leur frère Lothaire, qu'ilsbattent à Fontenay-en-Puisaye en 841.
- confédération