chiens
Depuis l’époque la plus reculée, les Anciens utilisaient des chiens pour chasser, pour garder maisons et troupeaux, et comme animaux de compagnie. Argos, le vieux chien de chasse d’Ulysse, levait la tête et dressait les oreilles lorsqu’un étranger approchait, mais il baissa les oreilles et remua la queue lorsqu’il reconnut son maître qui était de retour; Ulysse pleura en voyant qu’on ne s’occupait plus d’Argos depuis qu’il n’était plus bon pour la chasse. Homère mentionne aussi des chiens qui font la fête à leur maître lorsqu’il leur apporte les restes d’un festin (L'Odyssée, X, 216). Dans le mythe d’Icarios, c’est son fidèle chien Maéra qui conduit Érigoné, la fille du héros, jusqu’au cadavre de celui-ci. Dans son Art de la chasse, écrit au IVe siècle av. J.-C., Xénophon parle avec passion de l’élevage et du dressage des chiens de chasse, de leurs qualités et de leur défauts, et s’étend même longuement sur les noms qu’il faut leur donner (dissyllabiques, pour qu’ils soient plus faciles à appeler). Ces chiens étaient utilisés pour la chasse au lièvre, au cerf et au sanglier, chasse qui se faisait généralement à pied. Les Grecs connaissaient plusieurs races de chiens : le molosse (d’Epire), qui ressemblait à un mastiff; le chien de chasse de Laconie, dont Xénophon mentionne deux variétés, le chien «castor» et une race plus petite, croisement entre un chien et un renard ; le chien de Crète, connu pour sa rapidité et son flair; le terrier de Malte, un petit chien blanc à poil long. Toutes ces races furent introduites en Italie, où l’on trouvait d’autres races comme les chiens d’Ombrie et d’Etru-rie. Les Romains importèrent de Gaule une race de lévrier utilisé pour la course, et d’Irlande le chien-loup.
Les chiens de compagnie sont souvent mentionnés dans la littérature.
Dans Les Guêpes d’Aristophane, le chien Labès passe en jugement pour avoir dérobé un fromage. Plutarque raconte qu’Alcibiade avait un chien magnifique par la taille et l’aspect, avec une très belle queue ; Alcibiade la lui fit couper afin que les Athéniens parlent de cette excentricité plutôt que de trouver pire à dire sur son compte. Xanthippe (le père de Périclès) avait un chien qui nagea jusqu’à Salamine à côté du navire de son maître, lorsque les Athéniens durent quitter leur cité pendant les guerres médiques. Plusieurs anecdotes mentionnent des chiens qui donnent l’alarme lors d’attaques ennemies ; ainsi Plutarque, dans sa Vie d’Aratos, mentionne que des petits chiens bruyants appartenant à un jardinier firent courir un grave danger à Aratos lorsqu’il voulut s’emparer de Sicyone. L’Anthologie grecque comprend plusieurs épitaphes de chiens. Les particularités déplaisantes du chien, entre autres son avidité, sa servilité et son absence de pudeur, étaient proverbiales. Pour les Romains, les chiens jouaient un rôle protecteur important; un chien figurait entre les images des lares tutélaires (lares praestites) de l'État.
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