CHAUTEMPS Camille
Homme politique français. Député radical-socialiste de l'Indre-et-Loire (1919/28), puis député (1929/34) et sénateur (1934/40) du Loir-et-Cher, il fut ministre de l'Intérieur dans le premier cabinet Herriot (1924), ministre de la Justice sous Painlevé (1925) et de nouveau ministre de l'Intérieur dans les cabinets Briand et Herriot (1925/26). Il fut président du Conseil pour la première fois en févr. 1930. Ministre de l'Intérieur en 1932/33, il forma en nov. 1933 un second cabinet, qui eut à faire face à l'affaire Stavisky ; il dut démissionner trois mois plus tard. Après la victoire du Front populaire, il fut ministre d'État dans le premier cabinet Blum (1936/37) et remplaça Léon Blum à la tête du gouvernement (juin 1937/mars 1938). Grâce aux mesures prises par son ministre Georges Bonnet, il obtint un certain redressement financier, essaya de continuer la politique du Front populaire, mais se heurta bientôt à l'opposition des communistes et des socialistes, qui réclamaient l'application intégrale du programme commun. Vice-président du Conseil dans le cabinet Daladier et dans le cabinet Reynaud (1938/40), il conserva jusqu'à la guerre une grande influence politique. Favorable à l'armistice en juin 1940, il fit partie du premier gouvernement Pétain, démissionna dès juill. 1940 et fut chargé d'une mission aux États-Unis, où il demeura pendant tout le reste de la guerre.
Chautemps, Camille (Paris 1885-Washington 1963) ; homme politique français.
Fils d’un vice-président du Sénat d’origine savoyarde, né à Paris mais installé comme avocat à Tours, C. en devient maire et député en 1919 ; c’est un proche d’Herriot, dont il est ministre de l’intérieur en 1924, avant d’appartenir pratiquement à tous les cabinets à participation radicale jusqu’en 1940. Battu aux législatives de 1928, réélu dans le Loir-et-Cher, dont il devient sénateur en 1934, c’est un politicien « remarquable par la souplesse et l’élasticité » selon le mot du journaliste Pertinax. Favorable à l’alliance des radicaux et du centre droit, il est un très éphémère président du Conseil en 1930. Ministre de l’intérieur de 1932 à janvier 1934, il cumule ce poste avec la présidence du Conseil en novembre 1933, et est balayé par l’affaire Stavisky, d’autant que la droite accuse son beau-frère, le procureur général Pressard, d’avoir protégé l’escroc. Rallié au Front populaire, il est ministre d’État de Léon Blum en 1936-1937 et lui succède en 1937-1938 ; temporisateur, il ne se signale guère que par la création de la SNCF, qui éponge le déficit des réseaux ferrés privés. Il démissionne deux jours avant l’Anschluss, laissant la France sans gouvernement dans un moment critique. Vice-président du Conseil de Daladier puis de Reynaud, il figure encore dans le gouvernement Pétain. Pacifiste traditionnel, munichois, partisan de négocier avec Mussolini et Hitler, il propose le 15 juin 1940 de s’enquérir des conditions allemandes d’armistice, mais est trop républicain, et trop franc-maçon pour Vichy ; il quitte donc le gouvernement, part aux États-Unis plus tard et y meurt oublié, vingt ans après.
CHAUTEMPS, Camille (Paris, 1885-Washington, 1963). Homme politique français. Député radical-socialiste, membre de la franc-maçonnerie, plusieurs fois ministre (de 1924 à 1926), il fut président du Conseil en 1930 et de novembre 1933 à janvier 1934 (il dut démissionner après l'affaire Stavisky) puis succéda à Léon Blum (1937-1938) afin de ramener la confiance et poursuivre la pause économique, les menaces extérieures dominant sa présidence. Il fit partie du cabinet de guerre de Paul Reynaud (mars-juin 1940) et se déclara favorable à l'armistice. Il quitta le cabinet Pétain dont il était membre puis, chargé de mission aux États-Unis, il y resta durant la Seconde Guerre mondiale. Voir Front populaire, Radical (Parti), Rethondes (Armistice de).
Liens utiles
- Chautemps, Camille Malvy, Louis Sarraut, Albert
- CHAUTEMPS, Camille (1885-1963)Homme politique de gauche, il est président du Conseil en 1930, 1933 et 1934.
- L'Astronomie populaire de Camille Flammarion
- Le tort de Camille et Perdican, c'est qu'ils préfèrent jouer la vie, plutôt que vivre. Commenter ce jugement ?
- Dans la scène du dénouement, Perdican s'exclame « Orgueil, le plus fatal des conseillers humains, qu'es-tu venu faire entre cette fille et moi ? » et un critique, Jean Giraud, écrit de Camille : « Elle est tout orgueil. Elle met une intelligence aiguë, une volonté redoutable, au service de son amour propre ». En analysant le comportement des protagonistes d'On ne badine pas avec l'amour, vous montrerez que ce proverbe de Musset est effectivement un drame de l'orgueil. Mais n'est-il q