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CELSE, dit le philosophe

CELSE, dit le philosophe, pour le distinguer du médecin latin de même nom. Philosophe épicurien grec qui vivait au IIe siècle, sous Trajan et ses successeurs. Il ne nous est guère connu que par son ouvrage, le Discours véritable où il combat au nom de la raison et du ridicule le christianisme naissant. Un des arguments qu'il emploie pour condamner les chrétiens devait particulièrement frapper le gouvernement impérial : les chrétiens, selon lui, sont des sans-patrie et cette accusation était apparemment confirmée par les faits puisque les tenants de la nouvelle religion se refusaient à sacrifier aux empereurs divinisés. Cette oeuvre ne nous est pas parvenue mais nous en possédons d'importants fragments grâce à la réfutation point par point qu'en fit Origène dans son Contre Celse, réponse qui montre à quel point les attaques de Celse pouvaient être dangereuses pour la communauté chrétienne. CELTES ou CELTIS (Konrad Pickel). Humaniste allemand. Né le 1er février 1459 à Wipfeld, près de Würzburg (Bavière, Allemagne), mort le 4 février 1508 à Vienne. Fils d'un bûcheron, son véritable nom était Pickel. A dix-huit ans il s'enfuit de la maison paternelle et se rendit à Cologne où il commença ses études; il les poursuivit à Heidelberg en 1484, où il fut introduit dans le monde de l'humanisme par son maître Rodolphe Agricola. Il fréquenta également. les cercles intellectuels d'Érfurt, Rostock et Leipzig, où il fit paraître en 1486 ses premières poésies latines et commença à donner des leçons publiques d'art poétique. Il enseigna également le grec. En 1487, il fut couronné poète lauréat par l'empereur Frédéric III, à Nuremberg : il fut le premier poète allemand à recevoir cette distinction. Immédiatement après il se rendit en Italie pour faire la connaissance des plus remarquables humanistes, de Pomponio Leto à Marsilio Ficino. Il y demeura près de deux ans, puis, en passant par Venise, il partit pour Cracovie, où il s'arrêta environ deux ans, pour repartir ensuite vagabonder ailleurs. Suivant l'exemple italien, il fonda des académies dans les villes les plus importantes : la première fut la Solidalitas Rhenana, créée à Heidelberg en 1491, la plus célèbre fut la Solidalitas Danubiana, instituée à Vienne en 1497. Celtes se consacra passionnément à la recherche de textes anciens, et il connut la chance insigne de découvrir, au couvent de Sankt Emmeran, près de Ratis-bonne, un manuscrit contenant les Drames latins de Roswitha de Gandersheim, qu'il publia en 1501. S'inspirant de l'Italie illustrée de Flavio Biondo, il projeta d'écrire une Allemagne illustrée, dont il ne composa que la première partie. De caractère inquiet, aimant voyager, il ne demeura jamais longtemps dans la même ville : il fut professeur à Ingolstadt en 1494, à Heidelberg en 1496, à Vienne en 1497. Dans cette dernière ville, la faveur de l'empereur Maximilien Ier, dont il jouissait, l'incita à s'arrêter définitivement : en l'honneur de ce souverain, il mit en scène à Linz, en 1501, le Jeu de Diane . L'année suivante il fit paraître son meilleur ouvrage, Amours. Dans ses dernières années, cet hédoniste raffiné fut tourmenté de la syphilis qui le conduisit précocement au tombeau. Il ne fut pas un philologue sévère, mais un brillant promoteur d'études, un fin humaniste qui s'intéressait à toutes les choses de l'esprit. Après sa mort parut de lui une carte de l'Empire romain avec les principaux itinéraires utilisés à l'époque. Citons encore : Lettres d'humanistes, Table de Peutinger , et Correspondances .

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