CARVALHO Otelo Saraiva de (1937-)
CARVALHO Otelo Saraiva de (1937-)
Commandant et principal stratège du coup d’État militaire du 25 avril 1974, connu aussi sous le nom de « révolution des Œillets », qui renversa la dictature salazariste au Portugal.
Né à Maputo (alors Lourenço Marques), au Mozambique, où son père est fonctionnaire, Otelo Saraiva de Carvalho entre à l’Académie militaire de Lisbonne à l’âge de dix-neuf ans et part combattre en Angola dès le début de la guerre coloniale, en 1961. Lors d’une mission de trois ans en Guinée-Bissau, il s’engage dans le Mouvement des capitaines qui aboutira à la révolution des Œillets. De retour à Lisbonne en 1973 avec le grade de major, il se voit confier par les autres officiers conspirateurs la planification et le commandement du coup d’État du 25 avril 1974, qui se déroule sans effusion de sang. En juillet 1975, O. de Carvalho est nommé commandant de la région militaire de Lisbonne et commandant du Copcon (Commandement opérationnel du continent), dominé par l’aile la plus radicale de l’armée - celle-là même qui envoie les soldats dans des campagnes d’alphabétisation partout dans le pays.
Le Portugal vit alors une période d’agitation politique et sociale extrême. Impliqué dans une tentative de putsch gauchiste le 25 novembre 1975, O. de Carvalho accepte finalement de ne pas faire courir au pays le risque d’une guerre civile. Mis aux arrêts, il est libéré trois mois plus tard et se porte candidat aux présidentielles de 1976. Arrêté et suspendu du service actif en octobre 1976, le major Saraiva de Carvalho passe à la réserve en 1979. Amnistié, il est réintégré au service actif en 1982, après qu’il a été prouvé que sa mise à l’écart résultait d’une manœuvre politique. En juin 1984, il est arrêté à nouveau, accusé d’être le « mentor intellectuel » du groupe d’extrême gauche FP-25 (Forces populaires du 25 avril) auquel sont attribués dix-huit homicides entre 1980 et 1986. Il passe cinq ans en prison, d’abord sans jugement formel ni condamnation. Il est condamné en 1987 à quinze ans de prison. Libéré en 1989, il est amnistié par le Parlement en 1996. Les Portugais l’appellent affectueusement par son prénom, Otelo.
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