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CARTEL DES GAUCHES

Alliance des partis de gauche qui, aux élections législatives de 1924, s'emparèrent de la majorité des sièges (328 contre 226) et contraignirent le président de la République, Alexandre Millerand, à démissionner. Le nouveau Président, Gaston Doumergue, s'entoura d'un gouvernement radical-socialiste présidé d'abord par Herriot, puis par Painlevé, et enfin par Briand. Cependant, confronté à la crise financière qui frappait la France, cette coalition ne survécut pas et s'effondra en 1926 avec la démission d'Édouard Herriot.

CARTEL DES GAUCHES. Nom donné en France à la coalition des partis de gauche (radicaux de gauche, radicaux-socialistes, républicains socialistes et socialistes de la SFIO) formée en 1924 pour faire face à la majorité de droite du Bloc national. La victoire aux élections législatives du Cartel des gauches (mai 1924) entraîna la démission du président Millerand auquel succéda Gaston Doumergue. Le gouvernement radical-socialiste d'Édouard Herriot fit évacuer la Ruhr, reconnut l'URSS et fit transférer les cendres de Jaurès au Panthéon. L'hostilité des milieux d'affaires (le « mur d'argent ») à la politique du Cartel - pression sur le gouvernement en jouant contre le franc - provoqua la démission d'Édouard Herriot.




CARTEL DES GAUCHES . 11 mai 1924 Début 1924, alors que la campagne législative est déjà engagée en France, radicaux et socialistes s’unissent pour former le Cartel des gauches. Au mois d’avril, celui-ci publie son programme, dont le renforcement de la laïcité (et son application à l’Alsace et à la Lorraine qui, allemandes, ont de fait échappé à la loi de séparation de l’Église et de l’Etat) est le fer de lance. En mai, le Cartel remporte les élections (328 sièges contre 226). Il va alors contraindre le président de la République Millerand à la démission le 11 juin 1924 en l’accusant d’ingérence. Mais les Français ayant, selon le mot d’Herriot, « le cœur à gauche et le portefeuille à droite», le Gouvernement du Cartel va vite se heurter à d’énormes difficultés dues à la crise économique qui l’empêcheront d’appliquer son programme (notamment en Alsace) et provoqueront sa chute début avril 1925.

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