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Carrero Blanco, Luis (Santona 1903-Madrid 1973) ; amiral et homme politique espagnol.

Carrero Blanco, Luis (Santona 1903-Madrid 1973) ; amiral et homme politique espagnol. C. embrasse précocement la carrière militaire, en entrant dès l'âge de quinze ans à l'Ecole navale. Il fait ses premières classes lors de la campagne du Maroc (1924-1926), parfait sa formation en France, devient commandant de sous-marin, avant d'être nommé professeur à l'École de guerre navale de Madrid. À la suite du soulèvement du 18 juillet 1936, il échappe au massacre qui frappa de nombreux officiers de marine en zone républicaine et parvient à se rallier aux forces navales franquistes du golfe de Biscaye (juin 1937). Remarqué par Serrano Sûner à la fin de la guerre civile, il devient rapidement un fidèle du Caudillo et voit ainsi s'entrouvrir les portes de la politique. Sous-secrétaire à la présidence du gouvernement en mai 1941, il s'impose peu à peu comme conseiller, confident et éminence grise de Franco, et le reste jusqu'à sa mort. Membre de nombreux cabinets ministériels, vice-président du gouvernement en 1967 puis président en juin 1973, il est l'un des représentants du franquisme radical, anticommuniste et antilibéral, monarchiste et ultra-catholique, antisémite et proche de l'Opus Dei dans les dernières années. Successeur virtuel d'un Franco vieillissant qui incarnait en lui ses espoirs de survie du régime, il périt à Madrid le 20 décembre 1973 dans un spectaculaire attentat des autonomistes basques, et reçoit pour son dévouement le titre posthume de « duc de Carrero Blanco ». Carrier, Jean-Baptist (Yolet 1756-Paris 1794) ; révolutionnaire français. Incontournable quand on évoque la Vendée, il est originaire du Cantal où ses parents sont des cultivateurs aisés. Il étudie à Aurillac, puis le droit à Paris, devient procureur et adhère au mouvement révolutionnaire. Après le 10 août 1792, il est élu député du Cantal à la Convention. Il vote la mort du roi, réclame un tribunal révolutionnaire et, en juillet 1793, part pour la Normandie lutter contre les fédéralistes, puis en Bretagne et à Nantes où il parvient en octobre 1793 au moment où la Vendée est en passe d'être soumise. Il commence alors à se tailler une fâcheuse réputation par la violence des actions de salut public qu'il dirige. Il fait exécuter des prisonniers auxquels il a promis l'amnistie, en fait fusiller d'autres ou les fait noyer grâce à des « bateaux à soupape ». Près de 3 000 personnes sont les victimes d'une répression qui fait oublier des qualités de stratège qui lui permettent de repousser dans le même temps des tentatives anglaises au large de Nantes. Après des démêlés avec les sociétés populaires locales, il est rappelé à la Convention le 8 février 1794. Au lendemain de Thermidor, de nombreuses brochures le mettent en cause, dont un « traité » de Babeuf. Il est décrété d'accusation et condamné à mort à l'unanimité (moins deux voix sur 500 votants) en décembre 1794. Cette personnalité dogmatique et rigide a suscité une haine profonde dans le clan aussi bien des Blancs que des républicains. Bibliographie : A. Soboul, La Civilisation et la Révolution française, t. II, 1970 ; J.-J. Brégeon, Carrier et la Terreur nantaise, 1987.

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