Databac

CABRAL Amilcar

CABRAL Amilcar (1924-1973). Anticolonialiste africain. Toute la vie d’Amilcar Cabral, né d’un père cap-verdien et d’une mère bissau-guinéenne, est un engagement dans la lutte anticoloniale. C’est en Guinée-Bissau qu’il applique ses idées avec succès. Son internationalisme l’amène à fonder le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) avec Agostinho Neto et Mario de Andrade et à pousser à la création du Front de libération du Mozambique (Frelimo) avec Eduardo Mondlane. C’est à Lisbonne, où il fait des études d’agronomie, puis fonde un Centre d’études africaines destiné à collecter des informations sur les territoires portugais d’outre-mer, qu’il rencontre la plupart de ceux qui s’engagent dans la lutte pour l’indépendance. Au début des années 1950, il s’installe comme ingénieur agronome en Guinée-Bissau et fonde avec d’autres militants, dont certains originaires des îles du Cap-Vert, le Parti africain de l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC).

Sa connaissance de l’économie et de l’agriculture persuade A. Cabral que la lutte armée est la seule voie possible pour obtenir l’indépendance et, avec elle, les transformations économiques et sociales. Il entre dans la clandestinité, pourchassé par la police politique du régime de Salazar, qui maintient sous une chape de plomb un empire colonial tenu depuis longtemps à l’écart de l’évolution du monde. Il cherche des appuis auprès des hérauts du non-alignement tout en se gardant de trop s’impliquer dans le conflit Est-Ouest. La Guinée de Sékou Touré offre une base arrière aux militants du PAIGC, ainsi que les populations sœurs de Casamance (Sénégal). À l’écoute des revendications paysannes, la guérilla force l’ennemi à évacuer ses garnisons en brousse, et convainc souvent avec succès officiers et conscrits du bien-fondé de son action politique et sociale (écoles, promotion féminine, organisations paysannes dans les zones libérées). C’est d’abord dans ces petits postes soumis à la propagande du PAIGC qu’est née la révolution des Œillets de 1974 qui mettra fin à la dictature salazariste. A. Cabral ne verra pas son adversaire le général António de Spínola (1910-1996), représentant de Salazar à Bissau, présider à la décolonisation de l’empire. C’est peut-être sur l’ordre de celui-ci qu’il est assassiné à Conakry (Guinée) en 1973.


CABRAL, Pedro Alvares (v. 1460-Santarem, 1526). Navigateur portugais, il découvrit le Brésil dont il prit possession au nom du Portugal. Quittant Lisbonne à la tête d'une expédition (11 navires, 1 200 hommes) destinée à faire route vers les Indes, Cabrai fut entraîné loin vers le sud-ouest, atteignant la côte du Brésil (1500) qu'il nomma « Terra de Santa Cruz ». Après y avoir séjourné quelque temps, il atteignit Calicut, aux Indes, et rentra à Lisbonne en 1502.

Liens utiles