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Barbés, Armand (Guadeloupe 1809-La Haye 1870)

Barbés, Armand (Guadeloupe 1809-La Haye 1870) ; homme politique français.

Né en Guadeloupe (Pointe-à-Pitre) dans une famille de la bourgeoisie aisée, il arrive à Paris à 21 ans pour faire son droit. Il fréquente immédiatement les milieux républicains, participe aux émeutes du 13 avril 1834 et fait l'objet de plusieurs arrestations pour ses activités de conspirateur avec Martin Bernard et Blanqui. C'est avec ces derniers, membres dirigeants de la société secrète des Saisons, qu'il prépare l'insurrection du 12 mai 1839 rapidement matée dans les quartiers Saint-Martin et Saint-Denis. Coupable d'avoir tué un officier, il est condamné à mort et sa peine est commuée en détention perpétuelle. Libéré lors des journées révolutionnaires de février 1848, il préside le club de la Révolution et est élu député de l'Aude pour l'extrême gauche. Nommé gouverneur du palais du Luxembourg, B., alors colonel de la garde nationale, fait une nouvelle tentative insurrectionnelle et révolutionnaire le 15 mai 1848 en marchant sur l'Hôtel de Ville. Condamné une fois de plus à la détention perpétuelle (1849), il est interné à Belle-île-en-Mer et gracié, sans l'avoir demandé, par Napoléon III en 1854. Refusant de bénéficier des lois d'amnistie, il s'exile volontairement et meurt à La Haye en 1870, après une vie de révolutionnaire et de conspirateur, symboliquement marquée par d'innombrables emprisonnements au fil des régimes politiques.

Bibliographie : E. Plauchut, Lettres de Barbés à George Sand 1848-1870, 1897 ; J.F. Jean-jan, Armand Barbés (1809-1870). Sa vie. Son action politique. Sa correspondance, Paris/Carcassonne, 1909-1952, 3 vol.




BARBÉS, Armand (Pointe-à-Pitre, 1809-La Haye, 1870). Homme politique français, il fut, sous la monarchie de Juillet, l’un des chefs de l’opposition républicaine. Originaire de la Guadeloupe, arrivé en France en 1830, Barbés, emprisonné après les journées républicaines d’avril 1834, puis après l’attentat de Fieschi contre Louis-Philippe Ier (1835), prit la tête, avec Auguste Blanqui et Martin Bernard, de l’insurrection du 12 mai 1839. Condamné à mort, il bénéficia de diverses interventions - notamment celle de Victor Hugo - et sa peine fut commuée en détention à perpétuité. Il écrivit en prison Deux jours de condamnation à mort publié en 1847. Libéré par la révolution de 1848, il siégea comme député d’extrême gauche. Mais, ayant tenté d’instaurer un gouvernement insurrectionnel (journée du 15 mai 1848), il fut à nouveau condamné à la détention perpétuelle. En 1854, il refusa la grâce accordée par Napoléon III, fut libéré de force de sa prison et s’exila volontairement, refusant toutes les amnisties. Voir Montagnards.

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