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BAAL

BAAL, dans les langues sémitiques, le Seigneur, le Maître, Les Baals divinisés étaient très nombreux,. personnifiant des villes, des sanctuaires, des éléments, des produits de la nature et avaient autant de noms particuliers. Dieux de la Fécondité en Asie Mineure, leurs mythes correspondaient à ceux des vieux cultes agraires de la Méditerranée orientale. En Phénicie, particulièrement, les tablettes de Ras-Shamra ont fait connaître le mythe de Baal-Hadad, grand dieu personnel. Chez les Sémites de l'Est, il est connu sous le nom de Bêl, le père des dieux, le puissant Seigneur et le créateur du monde, mais il est plus spécialement le dieu de la Végétation. Dans la Bible, Baal désigne tous les faux dieux. C'est dans ce sens qu'on dit encore : culte de Baal (idolâtrie), prêtre de Baal (hypocrite ou fanatique), fille de Baal (courtisane). Baal fut assimilé par les Grecs à un Apollon solaire, et par les Romains à Saturne, par suite de sa réputation de cruauté.




BAAL (BEL, BELUS) Nom générique sémitique signifiant Maître. Dieu de l’Orage chez les Cananéens. Plusieurs divinités masculines portent le nom de Baal. Plus généralement, Baal correspond à Hadad (ou Adad), le dieu de la végétation et de l’Orage. Chronologiquement, il apparaît après El. On le représente sous la forme d’un taureau ou accompagné de cet animal et alors, on l’assimile au dieu hourite Teshoub. Voici le “veau d’or” des invectives bibliques ! Il appartient à une triade, comprenant Baal l’Ancien (ou Balistan), le dieu-père; Baal-Samain ou Adonis, le jeune dieu et Baal-Chammon ou Moloch. Son histoire, assez complexe, est connue par les textes d’Ougarit. Il doit battre Yamm, un dieu de la Mer assez comparable à Tiamat. Celui-ci était le préféré du dieu suprême El et cette victoire assure à Baal, la suprématie à la fois sur son rival et sur le grand dieu. Cependant sa souveraineté se voit contestée par Môt, dieu de la Mort et de l’Autre monde. Ce dernier parvient à tuer Baal et toute vie disparaît sur terre. La famine s’instaure. Par chance la déesse Anat retrouve le corps de Baal et le ramène à la vie. Un nouveau combat a lieu contre Môt et Baal en sort vainqueur. Ce mythe fait allusion à une alternance de souveraineté entre un dieu hivernal et un autre, estival ou un dieu du monde d’En-haut et un autre, de celui d’En-bas. Chaque automne se déroulaient de grandes festivités en l’honneur de Baal, avec participation de prostituées sacrées des deux sexes et une hiérogamie unissait Baal avec Anat (ou Ashérat ou Ashtarté).

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