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autel

autel, dans toutes les religions, table sacrée sur laquelle on dépose des offrandes à la divinité, le plus souvent par un sacrifice. Chez les juifs existaient l’autel des holocaustes et celui des parfums. Dans toute l’Antiquité méditerranéenne et orientale, comme chez les peuples précolombiens, il y eut des autels à libations et des autels à sacrifices sanglants, en pierre ou en marbre. Les premiers chrétiens célébraient la messe sur une simple table de pierre, puis, dans les catacombes, sur l’«arcosolum» de la tombe d’un martyr, d’où l’usage des reliques placées sous la pierre de consécration de tout autel catholique. L’autel avait souvent la forme d’un tombeau. il fut surmonté d’un retable à la fin du Xe s. ; au-dessus se dressait bien souvent un baldaquin, supporté par des colonnes ou des bas-reliefs. Dans les premiers siècles du christianisme, l’autel était placé au centre du «presbyterium», et le prêtre officiait face aux assistants; quand on construisit des chapelles latérales, il y eut plusieurs autels, et celui du chœur devint le maître-autel. Les retables parfois très hauts des époques gothique et baroque ou néo-gothique obligeaient le prêtre à célébrer la messe en tournant le dos au public. De nos jours, la simplicité de l’art moderne, jointe au désir de l’Église d’une plus grande participation des fidèles à la liturgie eucharistique, a décidé la plupart des prêtres à placer dans les lieux de culte de simples tables d’autel surmontées d’un crucifix sans ornements. — Chez les protestants, une table très simple, symbole de la Cène, supporte la Bible.

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